Le samedi 8 novembre 2025, la Cour suprême a rendu publique la liste provisoire des candidats retenus pour l’élection présidentielle prévue le 28 décembre 2025. Plusieurs partis politiques ont vu leurs candidatures rejetées pour défaut de pièces légales. Parmi eux figure le Parti du Rassemblement National pour le Développement (P-RND).
Face à cette décision, le président du P-RND, M. Sékouba Diack Diakité, a animé une conférence de presse ce lundi 10 novembre à Conakry, afin d’expliquer les raisons du rejet de sa candidature qu’il juge « non fondées ».
« Pour revenir à l’événement du moment, qui est l’élection présidentielle, le processus a commencé. Notre parti m’a fait l’honneur d’être désigné candidat à l’élection présidentielle du 28 décembre 2025. Nous avons franchi toutes les étapes, du dépôt de candidature à la visite médicale, sans difficulté, car nous sommes un parti organisé. Mais à l’annonce de l’arrêt de la Cour suprême, notre candidature a été déclarée irrecevable au motif qu’il manquerait une fiche d’identification », a expliqué M. Diakité. Le président du P-RND a rappelé que son parti avait déposé un dossier complet dans les délais légaux.
Il a estimé que le motif avancé par la Cour suprême n’était « ni fondé, ni conforme à la loi » : « Le P-RND a déposé, dans le délai imparti, un dossier complet à la Cour suprême pour prouver que l’arrêt nous classant dans la catégorie des candidatures irrecevables ne repose sur aucun fondement. La Direction générale des élections, dans sa lettre de convocation à candidature, avait énuméré neuf documents exigés. Aucune fiche d’identification ne figurait parmi ces pièces. »
Poursuivant son explication, il a dénoncé une violation du principe d’égalité administrative, estimant que l’administration électorale aurait dû préciser l’ensemble des documents à fournir, conformément aux dispositions du Code électoral : « Aucune fiche standard ne nous a été remise. Si un tel document existait, il devait être communiqué à tous les candidats pour uniformiser la procédure. En citant uniquement neuf documents dans son communiqué, l’administration a donné l’impression que ces pièces suffisaient. Nous avons donc agi en toute bonne foi. »
Le jeune leader politique a ainsi exprimé son incompréhension face à la décision de la Cour suprême, tout en réaffirmant sa confiance dans la justice guinéenne.« Notre démarche n’est pas une contestation politique, mais un acte de foi dans la justice de notre pays. Ce matin, nous avons introduit un recours auprès de la Cour suprême pour le réexamen de notre dossier, conformément au droit, à la transparence et à l’équité électorale. Nous demandons simplement que le droit soit dit, conformément à la loi et à la conscience républicaine », a conclu M. Diakité.
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org
621 26 99 81



