À l’instar des autres établissements d’enseignement supérieur du pays, l’Institut Supérieur de Technologie (IST) Telico de Mamou répond au mot d’ordre national de grève. Souaré Mamadou Lamarana, enseignant-chercheur à l’IST et secrétaire général de la section syndicale SNAESURS, confirme le respect strict de ce mouvement tout en garantissant un service minimum.
« Toutes les institutions d’enseignement supérieur, y compris les CDI et CRS, sont en grève depuis hier, dans le cadre d’un mouvement national. Conformément à la plateforme revendicative émise par le bureau exécutif national, les établissements concernés participent à cette grève dans le calme, avec sérénité et en bonne entente avec les autorités. »
Pour l’IST Telico de Mamou, bien qu’ayant ses particularités, la grève se déroule conformément à la tendance générale : « Depuis le lundi 3 novembre 2025, date de début de la grève, aucun incident ni conflit n’a été signalé. En tant qu’institution technologique, nous ne pouvons totalement suspendre nos responsabilités. Le service minimum est assuré quotidiennement par le personnel présent à l’IST. Fermer complètement l’école serait inconcevable. Nous espérons un dénouement favorable très prochainement », a-t-il ajouté.
La principale revendication porte sur « l’application complète du décret attribuant un statut particulier aux enseignants du supérieur ».
Le secrétaire général souligne que « les négociations ont débuté à la Primature et que l’État est pleinement engagé dans ce dialogue. Nous espérons que ces échanges aboutiront rapidement à la suspension de la grève et à une reprise normale des cours dans toutes les institutions supérieures. »
Cette mobilisation nationale illustre la détermination des enseignants à défendre leurs droits tout en veillant à préserver un équilibre, afin de ne pas pénaliser entièrement les étudiants. Le dialogue en cours laisse entrevoir une issue rapide, bénéfique pour toutes les parties.
Ibrahima Kindia Soumah pour Avenirguinee.org



