Championne en titre, l’équipe féminine du Horoya AC poursuit sa préparation à Conakry dans le cadre de la nouvelle saison sportive de Ligue 1. L’entraîneure de l’équipe, Ivonne Mara, a accordé une interview à notre rédaction au stade de Coléah, à Kaloum, alors que ses joueuses étaient en pleine séance d’entraînement.
S’exprimant sur le déroulement des préparatifs, la coach a indiqué : « Ça se passe dans les meilleures conditions. Nous sommes actuellement en phase de détection. Nous n’avons pas encore une équipe complète à notre image, mais avec les dispositions mises en place par le président, nous travaillons activement dans ce sens. »
Interrogée sur ses ambitions pour la saison à venir, Ivonne Mara a affirmé : « Le Horoya AC reste et demeure l’équipe championne, car le championnat de l’année dernière n’a pas été achevé. Nous restons donc les championnes. L’objectif, c’est de garder ce titre qui nous appartient. Nous allons travailler dur, tactiquement, physiquement et techniquement. On nous a donné la main libre, et c’est un grand atout pour tout entraîneur. Quand tu as la maîtrise de ton groupe et de ton travail, le reste suit. Inch’Allah, nous allons bâtir une équipe digne de ce nom, capable de représenter le Horoya AC en Guinée et à l’international. »
Poursuivant, Madame Ivonne Mara a lancé un appel aux autorités sportives : « J’en appelle à la Fédération, à la Ligue guinéenne de football féminin et au ministère des Sports. Le football féminin est totalement abandonné. Quand je dis abandonné, c’est parce qu’on ne sent même pas la présence des joueuses en Guinée. Il faut que la Fédération, la Ligue et le ministère se lèvent, se donnent la main pour relever le défi, redonner vie et goût au sport féminin. Nous avons la rage, nous avons des talents, des joueuses talentueuses. »
Et d’ajouter : « Mais comment exploiter ces talents ? Comment les mettre à l’épreuve ou les faire découvrir par la population guinéenne si nous n’avons pas de championnat régulier, si nous ne sommes pas traitées au même niveau que les hommes ? Il faut que la Fédération, le ministère et la Ligue professionnelle de football féminin écoutent nos cris de cœur. Il faut nous aider à organiser un championnat digne de ce nom. Même s’il n’est pas complet, au moins, nous avons 12 clubs féminins en Ligue 1 : aidons-les à bien organiser cette compétition. Nous avons une présidente qui se bat corps et âme pour faire avancer le championnat, mais elle est seule. Il faut la soutenir. »
Alsény Savané pour avenirguinee.org
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