Ce lundi 3 novembre 2025, plusieurs anciens travailleurs de la société Albayrak ont manifesté au rond-point du Palais Roi Mohamed V, dans la commune de Kaloum, pour réclamer le paiement de leurs droits après leur licenciement collectif** il y a environ un mois.
Ces employés, qui étaient chargés de l’assainissement de la ville de Conakry, dénoncent un licenciement « sans motif » et « sans préavis », et affirment n’avoir reçu aucune indemnité depuis leur mise à la porte.
Selon leur porte-parole, M. Koivogui Koïkoï, cette manifestation vise à attirer l’attention du chef de l’État, le général Mamadi Doumbouya, sur leur situation.
« Nous sommes réunis ici ce matin pour réclamer nos droits, que la société Albayrak refuse de nous verser, avec la complicité de l’Inspection générale du travail. Certains parmi nous travaillent là-bas depuis plus de cinq ans. Le mois dernier, on nous a simplement dit de rester à la maison, que nous étions licenciés, sans explication, sans préavis et sans aucun paiement », a-t-il déclaré.
Le porte-parole ajoute que 526 travailleurs seraient concernés par ce licenciement, parmi lesquels des balayeurs, chauffeurs, mécaniciens et autres agents d’assainissement.
« Nous avons assuré l’assainissement de Conakry, jour et nuit, même les dimanches. Aujourd’hui, on nous renvoie comme si de rien n’était. L’Inspection du travail nous a parlé de cinq millions de francs guinéens pour ceux en contrat CDI, mais nous estimons que ce montant ne reflète pas nos années de service », poursuit-il.
Ces ex-employés appellent donc les autorités à intervenir : « Nous demandons à l’État de nous venir en aide. Nous avons des familles à nourrir, des enfants à scolariser. L’argent proposé n’est pas à la hauteur de notre travail. Nous comptons sur le président Mamadi Doumbouya pour qu’il entende notre cri de détresse. »
Au moment où nous quittions les lieux, les manifestants étaient toujours regroupés sous un soleil ardent, encadrés par les forces de sécurité déployées pour éviter tout débordement au rond-point, non loin de la BCRG.
À suivre…
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org
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