Depuis la mise en place du système de parrainage dans le processus électoral, certains entretiennent volontairement la confusion. On entend souvent dire que le parrainage des candidats, notamment par les présidents de délégations spéciales, serait une obligation.
Or, la loi est très claire : oui, le parrainage est exigé pour valider une candidature, mais il demeure un acte libre, fondé sur le choix et la conviction du parrain.
Le texte stipule que chaque candidat indépendant doit obtenir le parrainage d’un certain nombre d’élus ou de présidents de délégations spéciales.
Mais cela ne signifie nullement que ces derniers sont tenus de soutenir un candidat donné.
Le parrainage n’est pas un devoir d’obéissance, c’est une responsabilité citoyenne.
Parrainer, ce n’est pas se soumettre à une consigne politique.
C’est exprimer, en toute conscience, son adhésion à une vision, un projet de société, ou une personne qui incarne les valeurs qu’on espère pour son pays.
C’est un geste de conviction, pas de contrainte.
Ceux qui pensent que tous les présidents de délégations spéciales doivent automatiquement parrainer un même candidat se trompent sur le sens même de la démocratie.
La force du parrainage, c’est la liberté du choix pas la peur, ni la pression.
En réalité, ce dispositif vise à élever le débat politique, à rendre le processus plus crédible et à encourager les acteurs à s’engager sur des valeurs et des projets concrets.
La Guinée a besoin de ce pas vers la maturité politique : remettre la conscience avant la consigne, et la conviction avant le calcul.
Parrainer, c’est croire. Pas obéir.



