Ce vendredi 24 octobre 2025, dans un réceptif hôtelier de Conakry, la Direction Générale des Élections (DGE) s’est entretenue avec les acteurs de la société civile, les représentants des partis politiques ainsi que les membres du corps diplomatique et consulaire.
La rencontre portait sur les avancées du processus électoral en vue de la présidentielle prévue le 28 décembre prochain, ainsi que sur les perspectives à court terme.
Après son exposé, Madame Djenabou Touré, directrice générale des élections, a tenu à clarifier un point important concernant les candidatures : « L’objet de la rencontre était de leur expliquer le niveau d’exécution du chronogramme et de leur présenter les étapes à venir, notamment le dépôt des candidatures. Parce que certains ont confondu la mise en place de la commission financière et celle de la commission de réception et de validation avec le dépôt de candidatures.Non, les candidatures se déposeront auprès de la Cour suprême, qui sera chargée de les traiter et de les valider pour l’élection présidentielle. Donc, les candidats indépendants suivent également une procédure spécifique. Ce que la DGE a publié n’était pas la liste des candidats, mais plutôt celle des personnes ayant déclaré sur l’honneur leur intention de participer à l’élection présidentielle. » a-t-elle clarifié.
À la sortie de la salle, Mohamed Nabé, président du Parti Alliance pour le Renouveau et le Progrès (ARP), a déclaré être désormais édifié sur un point qu’il jugeait essentiel : « On s’est rendu compte qu’il y avait beaucoup de points de divergence et de flou, notamment sur la différence entre ce que la Constitution prévoit en termes de limitation d’âge et ce que stipule le Code électoral. La Constitution indique qu’il faut avoir au minimum 40 ans et au maximum 80 ans pour être candidat à la présidence de la République, alors que le Code électoral parle de 44 ans. Mme la Directrice Générale a été claire : la Constitution est la loi suprême du pays, et c’est elle qui prime. » a-t-il laissé entendre.
Pour sa part, Gabriel Haba, président du CNOSCG, a salué la pertinence de cette rencontre et rappelé le rôle crucial de la société civile dans le processus électoral :« Cette présentation nous a permis de comprendre à quel niveau se situe la DGE et comment, nous autres acteurs, pouvons nous préparer pour participer activement à l’ensemble du processus électoral.La société civile, ici représentée par ma voix, s’engage à jouer pleinement son rôle pour crédibiliser davantage le processus, renforcer la transparence, et veiller à ce que tous les actes posés par les partis politiques et par la DGE soient conformes à la loi. Puisque nous sommes l’interface entre l’État, les partis politiques et les citoyens. » a-t-il martelé.
À noter que la campagne électorale pour la présidentielle devrait débuter dans la première quinzaine du mois de novembre prochain.
Sona Sylla pour Avenirguinee.org



