L’insuffisance rénale est aujourd’hui l’une des nombreuses maladies qui continuent d’endeuiller les familles à Conakry. Ses causes, souvent méconnues du grand public, conduisent malheureusement de nombreuses personnes à la mort. Pour en savoir davantage, la rédaction d’Avenirguinee s’est entretenue samedi 18 octobre, avec le Dr Ben Youssouf Keïta, médecin généraliste.
AvenirGuinee : Bonjour Dr, dites-nous, que signifie exactement l’insuffisance rénale ?
Dr Ben : L’insuffisance rénale est l’incapacité du rein à épurer le sang de ses déchets du métabolisme et de l’excédent de liquide dans l’organisme.
Comment contracte-t-on cette maladie ?
La consommation de produits néphrotoxiques, surtout périmés, les infections urinaires rétroascendantes mal soignées, ainsi que l’alcoolisme, figurent parmi les principales causes de l’insuffisance rénale chronique.
Quels en sont les symptômes les plus fréquents ?
On observe une diminution drastique du volume d’urine éliminé par jour, l’apparition d’œdèmes au niveau des membres inférieurs, et quand la maladie s’aggrave, sur tout le corps (anasarque). L’hypertension peut aussi se manifester. Au laboratoire, on constate souvent une protéinurie.
Y a-t-il une différence entre maladie rénale et insuffisance rénale ?
Oui, il y a une différence. L’insuffisance rénale fait partie des maladies rénales, mais elle n’est pas la seule. On peut citer par exemple le kyste rénal, le calcul rénal, le syndrome néphrotique ou encore le cancer du rein.
Quels sont les traitements adaptés à cette maladie ?
Le traitement de l’insuffisance rénale chronique repose sur la dialyse. Et lorsque les moyens le permettent, la transplantation rénale reste la meilleure option.
Votre mot de conclusion ?
Dr Ben : Les reins sont des organes précieux. Il faut éviter l’automédication, les infections urinaires à répétition et la consommation abusive d’alcool. En cas de symptômes suspects, il est important de consulter rapidement un néphrologue.
Par ailleurs, pour mieux prévenir cette maladie et protéger la population guinéenne, les services de contrôle qualité doivent faire preuve de plus de rigueur dans leur travail.
Sona Sylla pour avenirguinee.org



