Ce samedi, le président de la Renaissance Caïman Club de Kamsar (RCCK), Mohamed Bérété, a reçu un reporter d’avenirguinee.org dans sa résidence privée. Une occasion pour lui de revenir sur le parcours du club classé 5ᵉ de Ligue 1 la saison dernière, une performance réalisée un an après le rachat du club. Passionné de football et très engagé dans sa ville d’adoption, M. Bérété s’est livré sans détour.
Interrogé sur les motivations qui l’ont conduit à reprendre le RCCK, il explique avec franchise : « En tant que jeune, c’est une conviction. Surtout, lorsque j’ai constaté que le club étant nouvellement en première division, je suis de Kamsar. Après mes études à Boké, je me suis installé à Kamsar. Et, je vis avec les jeunes de Kamsar, je connais le monde du football, j’ai été donateur du tournoi vacancier trois ans consécutifs. Lorsque l’ancien président Morlaye Foté Soumah, a sollicité ce désir à plusieurs reprises, pour un accompagnement radieux, j’étais obligé d’accepter. Parce que c’est une conviction. Quand on sait qu’il faut un devoir vis-à-vis de la jeunesse, du monde du sport. C’est en cela j’ai pris la décision de racheter le club. »
Malgré la jeunesse du club dans l’élite, le président Bérété se félicite du résultat obtenu au terme de la saison : « Le ballon, c’est vraiment du Fair-Play. Comme vous le savez, chaque équipe met en place un accompagnement technique. C’est ce qui permettra au bon résultat. Le club RCCK, à sa venue en Ligue (1) l’année passée, avait pour objectif de se maintenir. En tant que président, j’ai adopté le maintien du staff. Et, je n’ai pas opté au changement radical du staff. Parce qu’il y a quelque chose qu’il faut comprendre, surtout dans le football. Généralement, il y a des responsables techniques dans le monde du football qu’on peut négliger ou soit parce qu’ils n’ont pas suivi des hautes études dans le foot. Pratiquement, ils ont la maîtrise et la vision de guider l’équipe au résultat. Moi, c’est le résultat qui compte. Ma stratégie était de donner un défi sur les 5 premiers matchs qui arriveraient lors de la saison sportive 2024-2025. »
À la lumière des premières performances, le président reconnaît que le potentiel du groupe allait bien au-delà de l’objectif initial : « J’ai constaté après les 5 premiers matchs, que c’est une équipe qu’il fallait maintenir. Au-delà de l’objectif du maintien, ils sont allés au plus. Vous avez vu la rigueur, ils allaient être dans les deux premiers. Je sais bien qu’avec le match de l’AS Kaloum, j’y étais également, ils ont vendu. Pratiquement, c’était du n’importe quoi. Sinon, ça allait être une victoire. Les deux défaites que nous avons prises aussi à Conakry, si nous avions gagné sur les deux équipes, on allait être inclusivement sur les trois premiers, certainement ».
Pour une première saison à la tête du club, M. Bérété s’est montré satisfait des résultats obtenus : « L’objectif a été atteint au plus. L’année dernière, ce n’était pas d’aller jusqu’à ce rang, c’était le maintien. Parce que les jeunes joueurs, c’était leurs premières expériences de compétir avec les grands clubs, Horoya AC, Hafia FC, CIK, Milo… c’est des grands clubs en Guinée. Et, la RCC Kamsar, étant un club nouvellement montant, ne pouvait pas se dire qu’il allait être à telle position. Non, c’est défier alors l’objectif fixé. Il fallait se maintenir d’abord, avoir la maîtrise de la compétition de Ligue (1) avec les grands clubs guinéens. Vous avez vu qu’on est allé au-delà de l’objectif, chose que j’ai appréciée. »
Pour le président du RCCK, la principale leçon tirée de cette saison est d’ordre psychologique : « C’est le mental. Le mental en est une cause très fondamentale. Lorsque les joueurs se sentent fiers de l’objectif, ils sentent qu’il y a un accompagnement qui leur est fait, l’équipe même chose, ils vont se donner au-delà de leurs compétences. Tu peux être un bon joueur, si vous n’avez pas de bonne humeur sur le terrain, ça peut affecter aussi au résultat. Pour moi, il faut un bon staff technique qui doit préparer les joueurs. Il faut vraiment une discipline pour les joueurs vis-à-vis de leur chef. Il faut un encouragement des décideurs envers les joueurs. Ça donnera un résultat. »
Alsény Savané pour avenirguinee.org
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