À travers un communiqué récemment rendu public, le ministère guinéen de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation a annoncé la date de la rentrée universitaire 2025-2026 : le lundi 20 octobre 2025, sur toute l’étendue du territoire national.
Mais cette date est-elle tenable ? Toutes les conditions sont-elles réunies pour une reprise effective des cours ? Ce sont les questions que avenirguinee.org a posées ce vendredi à Mohamed Soumaoro, membre du Bureau National du Syndicat de l’Enseignement Supérieur.
Interrogé sur la faisabilité de la date annoncée, M. Soumaoro s’est montré confiant : « À ce jour, en fonction de la réalité sur le terrain, la date est tenable. Parce que nous, ce qui nous avait amenés à envisager une éventuelle grève, l’essentiel de ces questions-là est en train d’être réglé maintenant. »
Il précise néanmoins que cette faisabilité dépendra de l’évolution de la situation jusqu’au jour J : « Si une autre situation ne s’oppose pas, nous pensons que le 20 est tenable. Et nous allons, en tant que partenaires, accompagner les autorités pour qu’il y ait une rentrée apaisée. »
Cependant, il reste prudent quant aux aspects pédagogiques et administratifs : « Nous ne savons pas si, pédagogiquement ou administrativement, toutes les questions sont réglées pour une rentrée. Mais en fonction des résultats que nous avons actuellement, cela nous permet d’accompagner les autorités. »
Sur les éventuels problèmes qui pourraient freiner la rentrée, Mohamed Soumaoro relativise : « Les problèmes ne finissent jamais. Qui dit syndicat dit dialogue permanent. Les besoins sont récurrents et permanents. Il y aura toujours des problèmes. Mais cela ne veut pas dire que les cours ne peuvent pas commencer. Lorsque vous revendiquez 10 choses, même si on vous en donne 2 ou 3, c’est un plus. On commence le travail, et à la longue, on revient vers le partenaire pour discuter de la suite. »
En conclusion, ce responsable syndical a tenu à adresser un message de solidarité aux enseignants : « Nous disons à nos travailleurs malades, bonne guérison, et à leurs familles, beaucoup de courage. Aux familles des collègues décédés, nous présentons nos condoléances et les assurons de notre soutien, moralement et matériellement si les conditions le permettent. »
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org
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