Alors que la course pour occuper le fauteuil présidentiel de Sékoutouréyah est désormais lancée, certaines voix s’élèvent contre la principale obligation à remplir pour participer officiellement à cette compétition : le paiement d’une caution fixée à huit cent soixante-quinze (875) millions de francs guinéens.
Mais ce montant est-il raisonnable pour les acteurs politiques ?
Sur cette question, notre rédaction a recueilli la réaction du président du RGT (Rassemblement Guinéen du Travail) et du Forum Ensemble pour la Guinée (EPG), Ousmane Dady Camara.
« Vous savez, nous avons alerté bien avant. Parce qu’on a dit que certains sont venus dans cette commission pour avoir les perdiems. Ils se sont permis de jurer sur l’honneur de se présenter comme candidats, alors même qu’ils n’avaient pas encore connaissance du code électoral. Nous avons procédé à la réélecture de ce code à Kindia pendant une semaine, mais le nouveau texte n’était pas encore disponible au moment de la mise en place de la commission. Ils se sont engagés sur l’honneur à être candidats, quel qu’en soit le montant à l’issue des travaux. Aujourd’hui, la Direction Générale des Élections a été très transparente : elle n’a posé aucun acte sans la commission. Elle a attendu que les acteurs politiques, qu’ils soient candidats indépendants ou issus de partis, participent pleinement aux travaux. »
Selon l’homme politique, la fixation du montant de la caution découle d’un processus collégial et transparent. « Il faut reconnaître une chose : les cautions proviennent souvent des investissements liés aux bulletins de vote et aux activités électorales présidentielles. Le calcul a été fait sur la base du nombre de candidats proposés. Ce montant a été validé par une commission composée de plus de 50 partis politiques, sans compter les indépendants. Beaucoup parmi eux n’ont pas les moyens de participer à une élection présidentielle : ni budget de campagne, ni capacité de couvrir la caution. Nous savions dès le départ que le montant ne serait pas inférieur à 500 millions. Aujourd’hui, il est de 875 millions. Pour quelqu’un qui veut diriger la nation, il doit être en mesure de payer cette caution. »
Et de conclure : « Je trouve normal tout ce qui vient de cette commission, parce qu’elle s’est engagée sur l’honneur et nos amis politiques en font partie. Donc, si vous n’avez pas 875 millions, déposez simplement la question. »
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org



