Alors que la course pour occuper le fauteuil présidentiel de Sékoutouréyah est désormais lancée, certaines voix s’élèvent contre la principale obligation à remplir pour participer officiellement à cette compétition. Ce jeudi, la caution a été fixée à huit cent soixante-quinze (875) millions de francs guinéens.
Si pour certains cette somme semble excessive, le leader de l’ADC Boc, Dr Ibrahima Diallo, la trouve au contraire raisonnable.
Dans un entretien accordé à la rédaction d’avenirguinee, ce vendredi 17 octobre, l’ancien député affirme que cette caution est justifiée. « C’est un montant qui est fondé, c’est normal et on peut valider ça puisqu’il est raisonnable. Parce que qui veut être président doit être au-dessus du besoin. Si tu es président, tu n’as pas les moyens, tu vas voler les biens de l’État et te les approprier. D’ailleurs, ce sont les gens qui ont non seulement une bonne formation, mais aussi les moyens, qui doivent devenir président dans un pays. »
Selon lui, il ne suffit pas de se proclamer candidat pour prétendre diriger un État : « N’importe qui ne peut pas se lever pour dire qu’il est candidat à une élection. Donc nous, la question ne nous pose pas de problème, mais plutôt les conditions de transparence qui nous préoccupent », a-t-il précisé.
Il est à noter que, selon les règles annoncées par la DGE, la caution est remboursable uniquement si le candidat obtient au moins 5 % des voix au premier tour.
Sona Sylla pour avenirguinee.org



