Mardi dernier, plusieurs travailleurs de la Compagnie de Bauxite de Kindia (CBK) sont descendus dans la rue pour manifester. Leur revendication principale : le départ immédiat du Directeur Général qu’ils accusent de mauvaise gestion.
Parmi eux les manifestants, Ibrahima Sory Soumah, électromécanicien au sein de l’entreprise depuis 2017, a livré un témoignage poignant sur les conditions de travail qu’il juge inhumaines. Victime d’un grave accident de travail, il raconte : « Je suis électromécanicien à CBK depuis 2017. C’est nous qui s’occupons de l’entretien des trains. Quand j’ai subi l’accident, ils m’ont pris en charge juste à 80 %, pourtant ils doivent le faire à 100 %. Parce que si ce n’était pas des bonnes personnes, ils allaient même me licencier. Et cet accident sur ma tête m’a coûté neuf dents. Sur place, ils nous traitent comme des animaux ici, et c’est deux millions six cent mille qu’ils nous donnent comme salaire. Chaque trois mois, ma tête me fait mal, ça descend sur mon corps. Et ici, quand tu fais l’accident, quelle que soit la gravité, on te donne seulement trois jours de repos. Le reste, on le lève dans ton salaire. »
Un témoignage qui en dit long sur les pratiques dénoncées au sein de la CBK, alors que les travailleurs réclament de meilleures conditions de travail et plus de considération humaine.
Depuis le début de cette grogne des travailleurs, la Compagnie n’a, pour le moment, fait aucune communication à propos.
A suivre…
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org
621269981



