Dans un contexte mondial où les enjeux environnementaux occupent une place de plus en plus centrale, la France, à travers son programme de volontariat international, met en avant son engagement en faveur du développement durable en Guinée. C’est dans cette optique que « France Volontaires » a célébré avec éclat la 10ᵉ édition de la Journée du Volontariat Français (JVF), ce mercredi à la Résidence de l’ambassadeur de France à Conakry.
Placée sous le thème « La contribution du volontariat international d’échange et de solidarité aux enjeux environnementaux », cette édition 2025 a valorisé la contribution des volontaires internationaux d’échange et de solidarité aux défis environnementaux.
Après une série d’activités de reboisement à travers plusieurs régions de la Guinée, une soirée cocktail a été organisée par l’ambassadeur de France en Guinée, Luc Briard, en l’honneur des volontaires et de leurs partenaires guinéens.
Parmi les interventions marquantes de la soirée, Marion Cassinot, volontaire française en VSI pour l’association Climate Chance, chargée du projet “Corridor de Biodiversité”, a partagé son expérience sur le terrain : « En juin dernier, j’ai eu la chance de participer à une mission terrain conjointe avec plusieurs partenaires engagés sur le même territoire. Le PNUD, MBOP, UPA DI et le MEDD à travers ses représentants de l’Office Guinéen des Parcs Nationaux et Réserves de Faune et de la Direction Nationale Forêt-Faune. Pendant 10 jours, nous avons sillonné les pistes du Fouta-Djalon pour géo référencer les intersections entre corridors, cours d’eau et routes, négocier et valider les limites géographiques avec les communautés locales riveraines et finaliser les cartographies des corridors dans la zone. Ces jours passés sur le terrain m’ont profondément marquée, ils ont montré combien la réussite d’un projet dépend de la confiance et de l’engagement des communautés locales. Être volontaire, c’est contribuer activement à cette dynamique, partager son expertise, apprendre des autres et avancer ensemble, dans un même élan de coopération et de respect. »

La ministre de l’Environnement, Djami Diallo, a salué l’impact du volontariat sur les politiques environnementales : « Le volontariat environnemental en Guinée, qui prenne la forme d’un service civique, d’une mission de solidarité internationale ou d’un chantier humanitaire, peut accélérer et amplifier nos politiques de lutte contre le changement climatique ou de conservation de la biodiversité à travers le lien étroit que les volontaires entretiennent avec les communautés sur le terrain. »
Elle a également insisté sur l’importance de cette coopération pour renforcer les capacités locales : « J’étais très heureuse d’entendre le témoignage de Madame. Dans nos parcs nationaux, aux conservateurs de la nature, auprès de nos cadres en charge de la gestion durable des forêts, au sein des services qui conduisent au quotidien les politiques climatiques que nous menons, la présence d’un volontaire guinéen ou français peut favoriser l’échange de savoir-faire, œuvrer au renforcement des capacités et participer à une action de conscientisation collective autour de la nécessité de préserver les ressources naturelles de notre beau pays. »

L’ambassadeur Luc Briard a profité de l’occasion pour réaffirmer l’engagement de la France aux côtés de la Guinée : « Aujourd’hui, nous sommes ici avec tous ces volontaires français, mais aussi les partenaires guinéens. Et puis, la semaine prochaine, à cet endroit, nous aurons 250 jeunes guinéens qui participent à un exercice des Nations Unies pour se familiariser avec les enjeux de la diplomatie multilatérale. Donc c’est vraiment très important pour nous de vous redire, Madame la Ministre et Monsieur le Ministre, que nos outils ne sont pas des outils en l’air. Ils sont pour vos projets. »
Et de conclure avec un message fort, tourné vers l’avenir de la jeunesse guinéenne : « Et nous saluons l’engagement des autorités guinéennes qui ont fait de la jeunesse leur cible principale pour essayer justement d’inventer une destinée commune ici en Guinée et non pas sur les routes de l’exil. »

Une soirée riche en échanges, en témoignages et en engagement, où le volontariat s’est affirmé comme un vecteur essentiel de solidarité et de coopération environnementale entre la Guinée et la France.
Sona Sylla pour avenirguinee.org



