Dans un décret lu à la Radiodiffusion Télévision Guinéenne, les autorités de la transition ont annoncé la promulgation de la nouvelle Constitution, adoptée par référendum le 21 septembre dernier. Dans la foulée, un second communiqué a fixé la date de l’élection présidentielle au 28 Décembre. Cette décision est venue ébranler davantage les partis politiques déjà fragilisés, muselés par le contexte politique actuel. La fixation de la date l’élection présidentielle traduit la volonté de CNRD à un rapide à l’ordre constitutionnel mais elle peut être vu aussi comment une manière d’exclure les partis politiques déjà fragilisés.
La volonté d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel
D’abord, en générale la transition est une période intermédiaire qui s’ouvre après la chute, la fin ou la remise en cause d’un régime politique, et qui précède l’instauration d’un nouvel ordre institutionnel. Il peut s’agir d’une transition civile ou militaire comme celle de la Guinée. Les autorités de la transition ne sont pas élus par peuple. Elle n’a pas vocation de faire une longue période aux affaires, sa mission principale est le rétablissement de l’ordre, la restauration des institutions républicaines et posé brièvement les jalons de la démocratie. Aucun pouvoir de transition n’a pour but de développer un État. C’est pourquoi à la prise du pouvoir, ils promettent, un retour rapide à l’ordre constitutionnel. Tel est le cas de la république de Guinée aujourd’hui, les autorités de la transition âpres 4 années, une constitution a été rédigée par le conseil national de transition soumis et adopté au référendum. Cette loi fondamentale consacre plusieurs institutions républicaines, définit les mécanismes du fonctionnement des pouvoirs publics mais également consacre des libertés fondamentales. Par contre cela, ne rend pas les institutions crédibles vis-à-vis des institutions financières internationales ce qui ressort une sorte de pression extérieure dans l’obtention des financements et il y’a aussi une pression interne à même fragile mais existante. Tous ces paramètres plaide vers un retour rapide à l’ordre constitutionnel.
Une manière d’exclure les partis politiques déjà fragilisés
La fixation de la date l’élection présidentielle le 28 décembre 2025 ,réduit considérablement e les marges de manœuvres des partis politiques dont la plupart ne fonctionnent désormais que sur papier . Le CNRD a reçu sa mission de manière globale à faisant d’abord adhérer la masse populaire à sa cause avec une méthode visant seulement à décrédibiliser les anciens leaders. Les autorités de la transition mènent désormais le jeu avec une malices impeccable. Structurellement, elles se sont implantée dans toute les grandes villes avec des mouvements à forte mobilisation. Quant aux leaders, le mal est profond, ils n’ont aucune base de fond de mobilisation suite aux différentes interdictions successive. Par ailleurs, ils seraient difficiles que les leaders puissent réviser les stratégies voir même en marche efficacement. La plaie est béante le CNRD gagne sur tous le terrain. Il profit de son avantage organisationnel et médiatique pour approcher la population sur son idéal. Il serait difficile de voir les partis politiques de battre une compagne efficace.
Enfin , il s’agit d’un retour à l’ordre constitutionnel qui va dessiner le paysage politique Guinéen dans sa structure globale mais qui profite au CNRD.
Par Laye Mamoudou Camara
Diplômé Sciences Politiques.
628 87 26 72



