Dans un décret rendu public samedi dernier, le président de la République a fixé la date de l’élection présidentielle au 28 décembre 2025.
Alors que le chronogramme électoral se met en place, une question fait débat sur la scène politique nationale : peut-on organiser une présidentielle inclusive sans des partis comme l’UFDG, le RPG et l’UFR, suspendus pour non-conformité aux règles du ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation (MATD) ?
Pour y répondre, la rédaction d’avenirguinee.org a interrogé ce mardi 30 septembre Bella Kamano, président du parti « Union pour la Liberté et l’Émergence » (ULE). Pour lui, la participation ou non de ces formations historiques ne remet pas en cause la validité de l’élection.
« La Guinée, à date, a un répertoire de 126 partis politiques. Si sur les 126, il n’y en a que 3 qui ne participent pas à une élection, cela ne veut pas dire que cette élection-là est bâclée. Et n’oublions pas que le 5 septembre (2021), il y a eu interruption de l’ordre constitutionnel. Ce qui veut dire que tous les partis politiques qui se considéraient hier comme de grands partis politiques doivent cesser de croire qu’ils continuent de l’être. Parce qu’au moment où je vous parle, il y a de nouvelles formations politiques qui sont en train d’occuper le terrain. Un parti n’est grand que grâce à sa stratégie, grâce aux moyens mis à sa disposition pour déployer cette stratégie sur le terrain. Aujourd’hui, beaucoup de structures de ces partis que vous considérez comme grands rejoignent carrément les nouvelles formations politiques. Alors pour moi, on est au starting-block : c’est-à-dire au point de départ. Dans ce cas, tous les partis politiques qui sont aujourd’hui reconnus et certifiés par le ministère de l’Administration du territoire se valent. Tous les partis politiques en République de Guinée se valent. Si on doit parler de grands ou de petits partis politiques, nous attendrons dans ce cas l’issue de l’élection présidentielle, puis des législatives, des sénatoriales et des communales », a-t-il déclaré.
Et d’ajouter, en faisant référence aux leaders politiques historiques : « Nous, qu’un Cellou Dalein, un Sidya ou leurs partis politiques participent à l’élection ou pas, s’il y a élection et que d’autres partis politiques participent, c’est le plus important. Puisque ces trois partis ont lié leur existence à l’existence de leurs leaders. Ce qui veut dire que le jour où Cellou Dalein meurt, l’UFDG meurt. Le jour où Sidya meurt, l’UFR meurt. Le jour où Alpha Condé meurt, le RPG aussi meurt. Alors que les partis politiques sont censés être des institutions. Elles doivent survivre sans l’existence de leurs leaders », a-t-il conclu.
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org
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