Dans la commune de Gbessia, sur la transversale numéro 2 (Bambéto – Aéroport), la ruelle menant au siège de la Société Nationale des Pétroles (SONAP) et à celui de l’ancien président Alpha Condé est dans un état de dégradation avancée. Ce mardi 30 septembre 2025, la rédaction d’Avenirguinee s’est rendue sur les lieux pour constater la situation et recueillir les témoignages des citoyens.

À première vue, l’état de la chaussée suscite l’indignation. Trous béants, flaques d’eau stagnantes, poussière en saison sèche, boue glissante en saison pluvieuse : les passants vivent un calvaire quotidien, malgré l’importance symbolique et stratégique de cette voie.
Rencontré en bordure de route, juste en face du siège du RPG Arc-en-ciel, parti de l’ancien président Alpha Condé, Zézé Soropogui, un habitant du quartier, déplore la situation : « Pour dire vrai, l’état de cette route nous cause beaucoup de problèmes. Cela fait plusieurs mois que la circulation est difficile ici, que ce soit pour les conducteurs ou les riverains. Il y a des embouteillages monstres, surtout quand le président veut se déplacer et que l’autre voie est bloquée. C’est vraiment fatigant pour nous. »
Dans le même esprit, Ibrahima Barry, également résident du quartier, décrit l’évolution progressive de la dégradation : « Cette route, ça fait longtemps qu’elle a commencé à se détériorer, mais cette année, c’est devenu carrément impraticable. Cela nous épuise. Beaucoup de gens évitent de passer par ici. Aujourd’hui, si tu empruntes cette ruelle, tu risques d’être en retard. On voit parfois des voitures bloquées ici pendant plus de trente minutes. Ce n’est pas juste un souci local, c’est un frein pour le pays. Si j’avais les moyens, j’aurais vraiment fait réhabiliter cette route. »
Pour Mariam Sadjo Diallo, élève en terminale, c’est la saison des pluies qui a aggravé la situation : « Moi, voir cette route dans cet état, ça me fait très mal. C’est la pluie qui l’a rendue comme ça. L’eau stagne là parce qu’il n’y a pas de fossés, et ça aggrave les embouteillages. Ça nous fatigue vraiment. Je ne sais pas depuis combien de temps c’est comme ça, mais ça fait trop longtemps maintenant. Il faut que le gouvernement nous vienne en aide. »
Hors micro, un autre riverain nous confie, amer : « C’est une honte nationale. Comment peut-on laisser la devanture du siège d’un ancien président de la République dans un tel état ? »
Il est à noter que cette rue n’est malheureusement pas un cas isolé. Elle illustre le visage de nombreuses voies secondaires à travers le pays, négligées malgré leur importance dans le quotidien des citoyens.
Sona Sylla pour Avenirguinee.org



