La Cour suprême de Guinée a rendu publics, vendredi 26 septembre 2025, les résultats définitifs du référendum constitutionnel tenu le 21 septembre. Une décision qui confirme les résultats annoncés plus tôt par la Direction générale des élections (DGE). A la suite de cette proclamation, le président de la République, à travers un décret, a promulgué la nouvelle constitution.
Au lendemain de cette annonce, avenirguinee.org a recueilli les impressions de Moussa Sangaré, président de la Coalition nationale des organisations de la société civile guinéenne (CONASOC). Dans une interview accordée samedi 27 septembre, il a exprimé sa satisfaction et salué le rôle joué par la société civile dans le processus.
« Je dirais que c’est un sentiment de satisfaction, parce que toute personne éprise de justice et de démocratie serait contente que le pays soit administré par une loi votée par tous les citoyens. Ce référendum, en tant qu’acteur de la société civile, nous y avons activement participé, depuis l’élaboration de la nouvelle Constitution jusqu’à sa vulgarisation. Nous avons été présents à toutes les étapes. Donc, c’est un sentiment de joie et de fait accompli pour nous », a-t-il déclaré.
Moussa Sangaré souligne que la société civile s’est battue pour renforcer l’implication des citoyens dans la gestion des affaires publiques : « Nous, en tant qu’acteurs de la société civile, nous nous sommes battus pour que le citoyen ait beaucoup plus de droits et de regards dans la gestion de la chose publique. Ce qui est adopté dans cette Constitution rime avec notre conscience et notre volonté pour l’avenir de la Guinée. »
Il poursuit en citant quelques avancées majeures contenues dans le nouveau texte : « Je vous donne un exemple : beaucoup de droits, comme le droit à l’éducation, le droit à la santé, sont désormais garantis. Ça, c’est une avancée. Ensuite, en matière d’environnement, il y a un article spécifique l’article 30 qui stipule que tout le monde a droit à un environnement sain. Aujourd’hui, l’un des problèmes majeurs en Guinée n’est pas seulement politique, c’est aussi environnemental. Tous ces aspects étant pris en compte, c’est un sentiment de joie. Je veux dire aux citoyens que cette Constitution est faite pour eux. Ce n’est pas forcément une question politique. »*
Le président de la CONASOC a également salué le calme qui a prévalu durant le processus référendaire, appelant les citoyens à continuer sur cette voie : « Le civisme qui a caractérisé cette élection doit désormais être la norme pour toutes les élections à venir. Quel que soit le leader que tu soutiens, quelle que soit ta position politique, retiens que le seul dénominateur commun que nous avons, c’est la Guinée. »
Il rappelle également que la légitimité d’un président repose sur l’ensemble du territoire national, et non sur une communauté ou une région : « Quiconque est élu président, il est le président de la Guinée. Personne n’est président d’une région ou d’une communauté. C’est ce message que je veux transmettre aux Guinéens : accepter toujours les résultats des urnes et être démocrates. On ne peut pas réclamer la démocratie sans accepter la voix de la majorité. »
En conclusion, Moussa Sangaré a lancé un appel fort à la paix et à la quiétude : « C’est ce message de paix et de quiétude que j’appelle tous les Guinéens à suivre. »
Nana Camara pour avenirguinee.org



