Ce samedi 27 octobre, un drame a frappé le quartier Dixinn Centre 2, dans la commune de Dixinn. Le corps d’un enfant porté disparu la veille a été retrouvé sans vie dans un faussé, tout près de sa maison.
La victime, Honoro Traoré, âgé de 5 ans, avait disparu dans la soirée du vendredi.
Sa tutrice, Thérèse Minimono, raconte avec douleur les circonstances : « L’enfant s’appelle Honoro Traoré, il a 5 ans, il est l’homonyme de mon papa. Je les ai tous laissés le matin au moment où je partais au travail. Le soir, vers 15 heures, il est sorti à la rencontre de ma jeune sœur qui revenait du travail. Après être rentré avec elle, il est ressorti en courant. Sa grande sœur est partie à sa recherche, mais elle ne l’a pas trouvé. Des voisins ont dit qu’il jouait au ballon avec ses amis. Nous avons cherché partout, sans succès. Nous avons même alerté le chef de quartier et la gendarmerie. Toute la nuit, nous l’avons attendu, mais il n’est jamais revenu », a-t-elle témoigné en larmes.
Le lendemain matin, après la prière de l’aube, c’est la tutrice qui a découvert le corps : « J’ai eu un battement de cœur, je suis sortie et j’ai contourné la maison. Dans un faussé, j’ai aperçu son habit. En voulant le récupérer avec un bâton, j’ai senti un poids lourd. J’ai plongé ma main et c’est ainsi que j’ai remonté le corps de l’enfant. Le trou n’est pas profond, mais il est rempli d’eau sale. Depuis longtemps je demandais à ce qu’on le referme. Hier encore, nous avions vérifié à cet endroit, il n’y avait rien. Je me demande comment le corps s’est retrouvé là. »
Le chef de quartier de Dixinn 2, Aboubacar Diarra, confirme les faits : « Hier vers 15 heures, j’ai été informé de la disparition de l’enfant. J’ai alerté mes chefs de secteur et nous avons passé la soirée à le chercher. Ce matin, vers 7 heures, on m’a informé qu’il avait été retrouvé dans un faussé de latrine, d’une profondeur de 3 mètres environ, rempli d’eau sale. Malheureusement, il était déjà décédé. L’enfant passait ses vacances chez son oncle, ses parents vivent à l’intérieur du pays. J’ai aussitôt informé mes supérieurs, le maire et le commissariat central. La police scientifique est venue constater. La famille a finalement décidé de remettre l’affaire entre les mains de Dieu et a autorisé l’inhumation. »
La découverte de ce corps soulève de vives inquiétudes dans le quartier, où des voix dénoncent l’insécurité des lieux insalubres et les trous non refermés.
Mamadama Dix Camara pour avenirguinee.org
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