À quelques jours du référendum constitutionnel prévu le 21 septembre, les professionnels de la santé du Centre hospitalier national Donka, de l’hôpital Ignace Deen et de l’hôpital Sino-Guinée se sont mobilisés ce mercredi 10 septembre, à Conakry, pour exprimer leur soutien au projet de nouvelle Constitution. Une conférence-débat a été organisée à cet effet autour du thème : « Les innovations de la nouvelle Constitution dans le domaine de la santé et de l’éducation ».
La rencontre a réuni les directeurs généraux des hôpitaux concernés, des médecins spécialistes, des membres du corps scientifique, et a été présidée par la Secrétaire générale du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique.
Prenant la parole, le Directeur général de l’Hôpital national Donka, Professeur Dadi Baldé, a souligné les avancées majeures que consacre le projet de Constitution en matière de santé.
« Le texte qui va être soumis au vote ne se limite pas à des réformes politiques. Il consacre, pour la première fois, la santé et l’éducation comme des droits constitutionnels garantis à tous les citoyens.
L’article 22 garantit à chaque Guinéen un droit à la santé, à travers l’accès universel à des soins de qualité. C’est un engagement juridique qui impose à l’État de garantir une couverture santé équitable et digne pour tous », a-t-il affirmé.
Prof. Baldé a également insisté sur le rôle des professionnels de la santé dans la mise en œuvre effective de ces engagements : « Ces acquis historiques ne prendront tout leur sens que si nous, les acteurs de la santé, travaillons à leur concrétisation. Nous devons être les bénéficiaires mais aussi les gardiens vigilants de cette transformation. »
Représentant le ministre de la Santé, Mme Khaïté Sall, Secrétaire générale du département, a salué les engagements forts de la nouvelle Constitution, qui vise à garantir un accès équitable aux soins de santé et à l’éducation pour tous.
« Ce texte consacre une vision nouvelle. Chaque citoyen, où qu’il soit, pourra accéder à des soins de qualité, sans exclusion. L’article 21 rend l’école gratuite et obligatoire pour tous les enfants de 5 à 17 ans, et cette gratuité se prolonge jusqu’à l’enseignement supérieur. »
Elle a aussi salué la reconnaissance constitutionnelle du rôle des femmes dans la gouvernance : « L’article 6 institue un quota de 30 % de représentation féminine dans les postes électifs et décisionnels, au niveau national et régional. C’est une avancée majeure pour l’équité et la justice sociale. »
Pour elle, « dire oui à cette Constitution, c’est voter pour une Guinée plus inclusive, plus solidaire, et tournée vers l’avenir ».
Le conférencier principal, Professeur Hassane Bah, président de la Commission Santé et Éducation du CNT, a salué la place centrale accordée au secteur médical.
« Les vrais gagnants de cette Constitution, c’est nous : le corps médical. Soigner exige des structures, du personnel formé, des équipements, et des médicaments de qualité. Cette Constitution oblige l’État à répondre à ces besoins. L’article 22 impose à l’État de fournir les moyens adéquats pour la santé et pour l’enseignement supérieur. »
Sur le volet éducation, il a précisé : « Pour la première fois, une Constitution rend l’enseignement gratuit et obligatoire de 5 à 17 ans. Et elle prévoit, par voie de loi ordinaire, un système de bourses jusqu’au doctorat selon les performances académiques. »
Pour conclure, il a lancé un appel fort : « Cette Constitution est une opportunité pour prolonger la vie, soulager la souffrance et renforcer notre système de santé. Voter oui, c’est choisir un avenir plus juste pour la Guinée. »
La conférence s’est clôturée sur une note d’enthousiasme et de satisfaction de la part des participants. Médecins, cadres hospitaliers et représentants du ministère de la Santé ont unanimement exprimé leur volonté de voter « Oui » le 21 septembre prochain, convaincus que ce projet de Constitution marque un tournant historique pour les secteurs de la santé et de l’éducation en Guinée.
Saran Koulibaly & Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org
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