À l’approche du référendum constitutionnel du 21 septembre, le chef du gouvernement était en déplacement ce mardi à la Maison des Jeunes de Touguiwondy, dans la commune de Matam. Aux côtés du président de la délégation spéciale de Matam, Aliou Cheickna Koné, le chef du gouvernement a lancé un appel pressant à la mobilisation citoyenne pour le retrait des cartes d’électeurs.
« Nous avons franchi l’étape de l’enrôlement et de la constitution du fichier électoral. Nous sommes maintenant à une autre phase, très importante : le retrait des cartes d’électeurs. Tout ce qui a été fait auparavant risque d’être inutile si cette étape n’est pas bien exécutée », a-t-il déclaré devant une foule attentive.
Le chef du gouvernement a appelé les autorités locales, les membres de la Délégation Spéciale, les chefs de quartier anciens comme nouveaux ainsi que toutes les forces vives de Matam à s’impliquer activement pour faciliter ce processus.
« Organisez-vous pour que, d’ici la semaine prochaine, pratiquement toute la population de Matam qui s’est recensée puisse récupérer sa carte. C’est par ce biais que chacun pourra exprimer son choix », a-t-il martelé.
Amadou Oury Bah a par ailleurs rappelé que le processus électoral doit se faire dans le respect des règles de neutralité. Il a expliqué l’absence des autorités du ministère de l’Administration du Territoire, précisant que leur rôle étant d’organiser le scrutin, ils ne participent pas à la campagne pour respecter la loi.
S’il a exprimé le souhait de voir le « oui » l’emporter massivement lors du référendum, le Premier ministre a aussi tenu à rappeler que chaque citoyen a le droit de voter selon sa conscience :« Cela ne veut pas dire que nous empêcherons ceux qui pensent autrement de voter. C’est leur droit. Et c’est un droit citoyen que nous devons respecter. »
Conscient des lenteurs qui peuvent entacher le bon déroulement de cette étape cruciale, le Premier ministre a demandé aux organisateurs de mettre en place une logistique fluide : « Il faut organiser les centres de manière à éviter de longues files d’attente. Il faut qu’en 10 à 15 minutes, chacun puisse retirer sa carte et repartir. »
Dans un effort de pédagogie, Amadou Oury Bah a également pris soin d’expliquer le fonctionnement du bulletin unique prévu pour le référendum : « Le bulletin est simple : le “oui” est à gauche, le “non” à droite. Celui qui vote “oui”, met une empreinte ou un trait dans la case correspondante. »
De son côté, le président de la Délégation Spéciale de Matam a rassuré le chef du gouvernement quant à l’adhésion massive de la population de Matam au projet de nouvelle constitution.

Pour avenirguinee/AKT



