Depuis la soirée du vendredi dernier, une image virale circule sur les réseaux sociaux : celle d’une marmite contenant de la « viande de chien » cuite, apparemment destinée à la vente dans un maquis du quartier Yembeya, situé dans la commune de Ratoma. La scène a provoqué une vive émotion.
Selon des témoignages recueillis par la rédaction d’avenirguinee.org ce dimanche 07 septembre, des jeunes du quartier auraient égorgé un chien avant de le préparer dans une marmite installée sur le feu, à proximité d’un maquis bien connu dans la zone.

Interrogé par notre rédaction, Alpha Oumar, témoin oculaire de la scène, raconte les circonstances des faits :« C’est depuis le samedi passé que le chien de notre voisin est porté disparu, et ce chien est très connu dans le quartier. Après plusieurs jours de recherche, un petit garçon est venu dire au propriétaire du chien qu’il avait vu l’animal dans un maquis du quartier Yembeya. »
Selon lui, le fils du propriétaire s’est rendu sur les lieux et a découvert la chaîne du chien à proximité du maquis, mais pas l’animal lui-même. Prévenu, le propriétaire s’est immédiatement rendu sur place.
« Quand il est arrivé, il a trouvé que le chien avait été égorgé. Ils avaient déjà commencé à préparer la viande dans une marmite sur le feu. Ensuite, ils ont sorti la marmite dans la rue pour la montrer à tout le monde », poursuit Alpha Oumar.
L’indignation est d’autant plus grande que la viande, selon les témoignages, était destinée à la vente dans un espace de restauration fréquenté par les habitants du quartier. « La viande de chien qu’ils ont préparée était destinée à être vendue aux gens. Au niveau du maquis, il y a une dame qui vend du bouillon et de la viande grillée. La marmite avait été retrouvée là-bas. La manière dont ils ont préparé la viande fait que, quand tu la vois à l’œil nu, tu ne peux pas savoir que c’est de la viande de chien »,explique encore Alpha Oumar, choqué.
« Même moi, si vous me donniez ça, j’aurais mangé sans savoir que c’était de la viande de chien. C’est la première fois que je vois une telle chose. Mais j’avais déjà entendu dire que dans ce maquis, ils consomment de la viande de chien et même de chat », a-t-il ajouté.
Sur la question des poursuites, le témoin précise : « Pour le moment, c’est le jeune qui avait vendu le chien à 200 000 francs guinéens à ces gens-là qui a été interpellé. Les personnes qui ont préparé le chien n’ont pas encore été retrouvées. Elles sont au nombre de quatre. »
Il déplore le fait que l’endroit reste fréquenté malgré ce scandale : « Nous demandons aux autorités de venir fermer le lieu. Jusqu’à présent, les gens continuent d’y aller. C’est seulement la dame qui vendait le riz, la viande et d’autres produits qui est partie. S’ils préparaient et mangeaient entre eux, il n’y aurait pas de problème. Mais le fait de vendre cela aux gens, c’est ce que nous refusons dans notre quartier. »
Certains habitants de la zone Yembeya demandent la fermeture du maquis concerné, ainsi qu’une enquête approfondie sur les pratiques alimentaires qui y sont menées.
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org
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