Samedi dernier, le président du Comité Olympique, Elhadj Ben Nassoko, a été interrogé par la rédaction d’avenirguinee.org concernant un décret présidentiel. Deux semaines après la publication du décret portant sur les attributions et l’organisation du Ministère des Sports, des inquiétudes planent toujours chez les acteurs du domaine. Acteur du sport guinéen, Elhadj Daouda s’est exprimé sur la question pour bien afficher sa position.
Elhadj Ben Nassoko, Président du Comité Olympique, déclare : « Pour être positif, c’est envisageable. Le Comité Olympique, c’est une institution qui a un pied avec le CIO, un pied en Guinée. Notre organisation, la structure, le fonctionnement, sont définis par la Charte olympique. La Charte olympique comporte des principes qui sont inaliénables, qu’on ne peut pas toucher. Mais, en dehors de ce squelette même, l’État peut faire beaucoup dans son organisation. Parce que l’État doit savoir que le Comité Olympique, c’est une organisation guinéenne. Il ne faut pas laisser le Comité Olympique sans l’appuyer, que tout son entretien vienne de l’extérieur, le fonctionnement, tout vient de l’extérieur. On peut vraiment accompagner le Comité National Olympique. »
Poursuivant, le Président du Comité révèle : « Les Jeux, c’est le Comité National Olympique. Tous les 206 pays du monde, membres du CIO, passent par nous pour l’organisation. Si la Guinée veut également organiser les Jeux Olympiques, la candidature doit être déposée aussi par le Comité National Olympique. Et le Comité National Olympique a ses principes dans son fonctionnement. Le Comité National Olympique fait beaucoup pour le pays. Les Jeux, l’image de la Guinée, c’est le Comité Olympique. Les bourses des athlètes, c’est bien le CIO qui les donne à travers le Comité National Olympique et Sportif Guinéen. »
Sur la même lancée, Elhadj Ben Nassoko dira : « Nous, on ne prend pas les athlètes comme ça. Ce sont les Fédérations qui nous les proposent. On s’informe bien là-dessus. Quand on les propose, le CIO s’informe auprès des Fédérations Internationales pour savoir si tel athlète participe aussi aux compétitions internationales, s’il a surtout un ranking. Le ranking, c’est son classement à travers le monde. Est-ce qu’il est classé ? À quel rang ? Ce rang-là lui permet-il d’avoir une bourse ? On lui donne enfin la bourse. Les entraîneurs, c’est le Comité. Et cela concerne toutes les disciplines confondues. Le CIO, à travers les Fédérations Internationales, c’est aussi le football. On dit : il est à quel niveau de licence ? Parce qu’en football, il faut être licence A pour avoir une bourse olympique. C’est ainsi qu’on a envoyé des entraîneurs guinéens. »
Selon Elhadj Ben Nassoko : « Nous sommes un organe consultatif du Ministère des Sports. Et il y a lieu de s’occuper de nous, d’aider le Comité National Olympique. Alors vraiment, je pense que c’est une très bonne chose de mettre un décret qui va définir cela. Peut-être même, on peut nous consulter pour savoir ce qu’on peut faire pour nous. Jusqu’où on peut tenter de faire surtout quelque chose pour nous, en ce qui concerne bien ce rôle d’organisme du Comité National, parce que nous sommes aussi des conseillers. Les organes consultatifs sont des conseillers. Le Comité National Olympique, le Comité Paralympique, le Spécial Olympique. Nous sommes des conseillers. Même si nous ne sommes pas du même degré, nous sommes des conseillers du Ministère des Sports. »
Et de rajouter : « L’État guinéen peut aider. Le fonctionnement du Comité, le salaire que nous avons, tout est là-bas. Alors que vous avez des pays où les fonctionnaires de l’État sont donnés par le Ministère des Sports : Mali, Sénégal. Alors, si le Ministère donne, vous n’avez pas à les payer. Ils sont déjà payés par l’État. C’est une bonne chose, on doit nous prendre en compte et veiller à ce que ça puisse aller. Et la Charte olympique dit aussi l’autonomisation des associations sportives en République de Guinée. La loi de la Guinée sur le sport consacre tout ce que la Charte olympique dit vraiment sur le sport. Son autonomie est consacrée, on ne doit pas y toucher. »
Alsény Savané pour avenirguinee.org
625-21-04-05



