Le 5 septembre, les Forces Vives de Guinée menacent de manifester dans le Grand Conakry. Objectif : protester contre la gestion de la transition et la candidature prochaine du président Doumbouya. À Matam, cette manifestation n’aura pas lieu, à en croire la détermination du président de la délégation spéciale, qui promet de tout mettre en œuvre pour empêcher toute contestation violente dans sa commune.
Au cours du lancement de la campagne référendaire dans sa circonscription ce lundi, Badra Koné a affirmé que Matam ne suivra pas le mot d’ordre. Il rassure que toutes les dispositions sont prises :
« … À Matam, c’est le maire qui engage la sécurité des personnes et de leurs biens. Je signerai une réquisition pour demander la protection des citoyens qui viendront manifester leur joie et leur attachement au CNRD », a-t-il annoncé.
« À la date du 5 septembre, il n’y aura pas de manifestation. Je vous le promets : il n’y aura pas de manifestation le 5 septembre », a insisté le jeune maire, qui n’a pas manqué de lancer ses piques habituelles à l’endroit des organisateurs de la manifestation de contestation, qu’il accuse d’être tous à l’extérieur du pays.
« Ceux qui vous appellent à la manifestation sont hors du pays. Personne ne peut être à l’étranger et demander aux fils de cette nation d’aller se faire tuer. »
En lieu et place de cette mobilisation politique, Badra Koné annonce une manifestation culturelle et pacifique, encadrée par les forces de sécurité, et qui mobilisera des artistes, des comédiens ainsi que des citoyens engagés pour la paix.
« Ce que je peux garantir, c’est la mobilisation citoyenne, celle des artistes comédiens, des vrais Guinéens qui feront une manifestation culturelle. Ils sortiront et danseront au rythme des musiques du terroir pour montrer que ceux qui appellent à la manifestation ne sont pas responsables. »
Ainsi, la commune de Matam s’organise pour que le 5 septembre se déroule sous haute surveillance, dans une ambiance festive et sans heurts.
Sona Sylla pour avenirguinee.org



