Dans un communiqué rendu public ce lundi 25 août 2025, le gouvernement, à travers le ministère de l’Enseignement préuniversitaire et de l’Alphabétisation (MEP-UA), a annoncé la date d’ouverture des classes au 15 septembre 2025 sur toute l’étendue du territoire national. Depuis cette annonce, de nombreuses réactions ont émergé autour de cette décision.
Dans une interview accordée à notre rédaction ce mardi 26 août 2025, le porte-parole du MEP-UA, Anssa Diawara, a apporté des précisions en déclarant : « Nous avons ramené au 15 septembre pour qu’on ait quasiment neuf mois de cours. Rappelez-vous que nous, à l’heure qu’il fait, nous faisons 850 heures de cours avec l’ancien calendrier. Et quand vous prenez les pays de la sous-région la Côte d’Ivoire, le Maroc, le Sénégal et autres, ils ont 1080 heures par an. Et les 1080 heures correspondent aux neuf mois pleins de cours. Donc, si nous ouvrons les écoles le 15 septembre, elles seront fermées le 15 mai, ce qui fait neuf mois complets de cours. Et quand ces neuf mois de cours sont effectifs, on aura les 1080 heures. Les programmes seront achevés normalement, quelles que soient les perturbations. Les évaluations internes seront aussi effectuées et les examens nationaux seront également organisés sans problème. Et troisièmement, ou quatrièmement, imaginez que nous maintenions l’ancien calendrier », a-t-il justifié.
Et de poursuivre, « dès fin mai, une partie des enfants qui ne sont pas aux examens nationaux sont en vacances. Combien de mois de vacances ? Juin, juillet, août et septembre. C’est ennuyant même pour les enfants. « C’est pourquoi nous avons décidé, et cela de façon institutionnelle, que les cours commencent chez nous à partir du 15 septembre, comme dans les autres pays. »
Par ailleurs, Anssa Diawara évoque une autre préoccupation : « L’autre facteur qu’il ne faut pas aussi occulter, c’est bien nos élèves qui quittent chez nous pour d’autres pays. Si nous ne nous voyons pas ici en septembre, eux, en septembre, les écoles sont ouvertes. Donc il y a un décalage entre nous. C’est pourquoi ceux qui quittent chez nous pour d’autres pays ont de sérieux problèmes d’intégration. Alors, pourquoi ne pas nous mettre au diapason ? Pas du monde entier, mais seulement de la sous-région. Parce qu’en France, l’ouverture, c’est au mois de septembre. Je ne parle pas des pays hors de la région, mais prenons seulement la sous-région où nous habitons. Donc, c’est pour ces soucis-là que nous avons ramené l’ouverture des classes au 15 septembre. Et non seulement pour que nos cours soient bien dispensés, mais aussi pour que nous soyons au diapason des autres pays. »
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org
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