Comme annoncé dans l’un de nos précédents articles, une fillette de 3 ans est décédée environ trois semaines après avoir subi une excision, au quartier Koloma, dans la commune de Gbessia. Selon des témoignages recueillis sur place, la mutilation subie par l’enfant serait à l’origine de sa mort. La principale suspecte dans cette affaire, Mariam Kesso Diallo, l’homonyme de la victime, a été interpellée par les forces de l’ordre.
Selon des informations confiées à Avenirguinee, le procureur de la République a été saisi du dossier. De plus, le ministère de l’Action sociale est également impliqué dans le suivi de l’affaire.
Malgré la gravité des faits, des sources proches du dossier évoquent des tentatives de règlement à l’amiable entre les deux familles concernées. Une concertation a été engagée pour éviter les poursuites judiciaires. Toutefois, ces démarches semblent vouées à l’échec, étant donné que l’affaire est déjà entre les mains des autorités compétentes.
Interrogée ce vendredi 22 août 2025, Maladho Barry, sœur de la mise en cause, a rejeté toute responsabilité liée à l’excision. Elle affirme que la fillette est décédée d’une autre cause : « Ce n’est pas à cause de l’excision. Elle a eu la diarrhée le jour de son décès. Elle était alitée à l’hôpital de Coyah où elle passait les vacances avec son homonyme », a-t-elle déclaré.
Malgré ces déclarations, les autorités ne semblent pas convaincues par cette version. La suspecte reste en détention, le temps que les enquêtes se poursuivent. Pour l’instant, la famille maternelle de la fillette reste silencieuse et n’a pas souhaité s’exprimer sur les faits.
Le corps de la victime Mariam Kesso, se trouve actuellement à la morgue de l’hôpital Ignace Deen.
Dossier à suivre avec Sona Sylla AvenirGuinée.org



