C’est dans une ambiance empreinte de solennité et de convivialité que la commune de Matam a célébré, en différé, la Journée Africaine de la Décentralisation, du Développement Local et de l’État Civil, à travers une journée portes ouvertes au sein de l’enceinte de la commune.
Pour cette première édition de la décentralisation et la 8ème de l’état civil, le thème choisi est : « Construire des communautés résilientes par la décentralisation inclusive et le développement équitable » et « Le Registre national de l’état civil comme fondement des infrastructures publiques numériques et des systèmes d’identité juridique numérique en Guinée ».
L’événement a regroupé l’ensemble des services déconcentrés et décentralisés de la commune, les autorités communales ainsi qu’une forte mobilisation des populations.
Dans sa communication, Badra Koné, Président de la Délégation Spéciale de Matam, a souligné que : « (…) La décentralisation donne aux territoires le pouvoir d’agir au plus près des populations. L’état civil, quant à lui, est la clé de l’existence légale de chaque personne. Sans un enregistrement fiable des naissances, mariages et décès, il est impossible de garantir pleinement l’accès aux services sociaux et de planifier efficacement les politiques publiques », a-t-il martelé.
De son côté, le Directeur National Adjoint des Collectivités Locales, M. Issiaga Sylla, est revenu sur l’importance de cette journée avant de donner le coup d’envoi.
« L’importance de cette journée est qu’il faut que les citoyens sachent ce qu’est la décentralisation, qu’ils sachent quels sont les services attendus dans les communes, qui sont à leur service. C’est pourquoi les journées portes ouvertes sont organisées aujourd’hui, pour qu’ils aient accès aux services sociaux, surtout à ceux de l’état civil, dans l’intérêt de nos communautés. C’est pourquoi nous sommes là. Nous pouvons dire tout simplement que, quand on parle de décentralisation, c’est le pouvoir local, c’est le pouvoir de proximité », a déclaré M. Sylla.
Et d’ajouter : « Le citoyen est libre, très à l’aise devant un conseil communal qui a un responsable étatique. C’est pourquoi, dans nos communes, les portes doivent être ouvertes à tous les citoyens, pour qu’ils puissent bénéficier des services dont ils ont besoin dans le cadre de leur développement. »

Sona Sylla, pour avenirguinee.org



