À peine installée, Madame Djenabou Touré, Directrice Générale des Élections (DGE), n’a pas tardé à rencontrer les partis politiques. Ce mercredi, elle a échangé avec les leaders sociopolitiques engagés dans le cadre électoral, quelques jours après le décret du chef de l’État convoquant le corps électoral au référendum. Présents à ce rendez-vous, certains partis politiques ont bien voulu se prononcer à la suite de cette invitation de Madame Djenabou Touré, Directrice Générale des Élections.
Interrogé, Ibrahima Ab Sylla, Président de la NGR, a évoqué les raisons de sa présence en ces termes : « C’est la Constitution, c’est nécessaire pour le pays. Et je donnerai un mot d’ordre à tous les membres de mon parti d’y participer et de soutenir aussi cette Constitution, pour qu’on aille de l’avant, pour qu’on puisse surtout normaliser les choses dans notre pays. C’est essentiel, parce qu’il y aura bien des travaux internes qui vont se passer entre nous, avec les autres partis, la société civile, le gouvernement et les autres parties prenantes. Et il n’est pas tard, mais quand même, nous pouvons faire ce que nous pouvons afin qu’on aboutisse à une fin heureuse pour tout le monde. »
Le Président de la COPAM, M. Bouna Keita, s’est exprimé avec satisfaction : « Ce qu’on a demandé, c’est ce qu’ils sont en train de faire aujourd’hui. Tout ce qu’on peut dire, c’est que le gouvernement a fait un grand pas. Donc, ce pas qui est là, je suis sûr que ce comité va représenter les partis politiques, mais aussi la nation. Parce que quand vous entendez “partis politiques”, s’il n’y a pas vraiment le bas-peuple derrière, ce n’est pas un parti politique. Et aujourd’hui, cette réunion est très fructueuse. On est très contents. Nous avons vu vraiment que la démocratie commence à bien s’installer dans notre pays. »
Quant à Ousmane Dadi Camara, Président du parti RGT, il déclare « Écoutez, c’est la continuité de l’exercice pour le retour à l’ordre constitutionnel. N’oubliez pas que ce comité fait partie des résolutions du dialogue inter-guinéen. Nous sommes très heureux de voir que le gouvernement, le CNRD, procède à la mise en place de cet observatoire, qui va être bénéfique pour tous les Guinéens, les partis politiques et la société civile. En 2022, le dialogue inter-guinéen, dirigé par les facilitatrices, avait prévu dans ses résolutions la mise en place d’un observatoire. »
Et de conclure : « C’est une bonne chose pour nous, et c’est une avancée pour le processus électoral. Nous sommes très heureux d’être là aujourd’hui pour participer à cet atelier de mise en place de cet observatoire. C’est important parce que cela nous permet de suivre le processus, et de bien voir en profondeur ce que l’administration du territoire est en train de faire, ainsi que ce que la Direction Générale des Élections est en train de poser comme actes, dans un cadre légal. »
Alsény Savané pour avenirguinee.org
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