La Guinée verra bel et bien les cieux des pays qui abriteront les messes du basketball africain cette année, à Abidjan avec les seniors dames et à Luanda chez les hommes, mais l’inquiétude plane sur les bons préparatifs.
À dix jours du coup d’envoi de l’Afrobasket dames sur le sol d’Alassane Ouattara, la sélection guinéenne peine à avoir les moyens nécessaires pour mieux se préparer, comme l’avait planifié la Fédération guinéenne de basketball depuis le mois d’avril dernier.
Quelques jours après la qualification guinéenne, le manager général des équipes nationales, Tidiane Dramé, aurait déposé auprès du département en charge des Sports un chronogramme détaillé des préparatifs et participations des deux équipes qualifiées pour l’Afrobasket. Mais à ce jour, aucune disposition n’a été prise par les autorités politiques (Ministère des Sports) pour une participation honorable à l’image du Syli national (football).
Face à cette lenteur, une partie de l’équipe nationale dames séjourne à Abidjan depuis ce lundi, d’autres éléments et membres du staff technique étant bloqués à Conakry pour des raisons financières. Une situation qui pourrait se ressentir dans la compétition, car la Guinée a hérité de la poule C en compagnie du Sénégal, une équipe qui effectue ses stages en Turquie depuis plusieurs semaines et de l’Ouganda.
Par ailleurs, l’équipe nationale de football local bénéficie d’un stage bloqué au Maroc, et sa compétition débute début août.
Plusieurs interrogations se posent à ce niveau : avons-nous un ministère des Sports ou un ministère du Football ?



