En séjour à Conakry pour le lancement officiel des activités de son association humanitaire Africa Niôrondema, Serhou Guirassy a animé une conférence de presse ce samedi à la plage de Camayenne. L’attaquant guinéen, très engagé, s’est exprimé sur les ambitions de cette ONG, après avoir déjà mené plusieurs activités sur le terrain avec toute son équipe mobilisée pour la cause.
Interrogé d’entrée, l’international guinéen précise : « Niôrondema, c’est un mot en dialecte diakanké. Ça veut dire entraide. Alors, Africa Niôrondema, c’est l’Afrique qui s’entraide. Le mot a été choisi dans cette optique.
Les missions sont simples. Vous qui êtes en Guinée, vous savez mieux que moi ce qui manque aux populations.
La santé, comme je l’ai dit auparavant, c’est important. En termes de nutrition aussi, il y a beaucoup de personnes défavorisées. Il faut commencer par les besoins essentiels comme la santé, pour aider les plus nécessiteux », a-t-il expliqué.
Sur les raisons qui l’ont poussé à lancer cette organisation, Serhou Guirassy déclare : « Mon image, c’est important. Et quand je parle de mon image, c’est parce que j’ai une notoriété à l’international. Pour moi, c’était le bon moment pour lancer cette ONG. Je pars du principe que, dans la vie, quand tu as, il faut partager. Si tu gardes tout pour toi, ça n’a pas de sens. Il s’agit d’utiliser mon image, ma notoriété pour aider les plus démunis.
Chaque fois que je reviens au pays, l’accueil est incroyable. Donc, cette initiative s’inscrit dans cette dynamique. »
Très déterminé, l’attaquant du Borussia Dortmund s’est dit ouvert à toutes les formes de soutien pour défendre la cause des personnes vulnérables : « J’ai organisé un dîner avec le secteur privé. Les échanges ont été très constructifs. La plupart des personnes présentes ont été séduites par le projet. Certes, ce projet est porté par moi, mes collaborateurs, mes frères, mais il est destiné à la Guinée, à l’Afrique. Tout le monde est le bienvenu pour y participer. Je vise le long terme. Je l’ai dit : je suis le co-fondateur de cette association. Notre but, avec tous mes collaborateurs, c’est de construire quelque chose de durable. Deux ou quatre personnes ensemble valent mieux qu’une seule. Nous voulons que, dans 10, 15 ou 25 ans, les générations futures puissent dire qu’on a fait quelque chose qui dure. C’est ça, le plus important. »
Soucieux de ne pas oublier la Guinée profonde, Serhou Guirassy insiste : « Cela fait longtemps que je n’ai pas visité le village. Ce n’est pas par manque d’envie, mais par manque de temps. Quand j’ai des vacances, c’est souvent une semaine, et aller au village devient compliqué. Ce sujet a été évoqué avec les autorités. On va essayer de mettre cela en place pour rencontrer les jeunes des sous-régions.
C’est vrai qu’à chaque visite, je reste souvent à Conakry, mais à l’avenir, je compte aller plus loin, notamment vers le Fouta Djallon. »
Enfin, Serhou Guirassy assure pouvoir compter sur ses coéquipiers, qui adhèrent également à sa vision : « Ce n’est pas seulement avec cette ONG que je m’identifie comme Guinéen. J’ai investi en Guinée.
Dès que je l’ai fait, on m’a suivi, parce qu’il faut s’inscrire dans l’économie du pays. Cette ONG va dans le même sens.
Quand on a de bonnes idées, on les partage. Parce qu’on est tous Guinéens. »
Alsény Savané pour avenirguinee.org
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