Depuis quelques jours, notamment le 8 juillet 2025, les responsables de la Chambre de commerce, de l’industrie et de l’artisanat ont signé un protocole d’accord avec le gouvernement guinéen, à travers le ministère du Commerce. Cet accord porte sur l’approvisionnement du marché national et la fixation des prix des denrées de première nécessité.
Suite à cette décision, les autorités commerciales ont entrepris d’expliquer le contenu du protocole aux commerçants afin de les informer sur les nouvelles mesures.
Ce vendredi 11 juillet 2025, les responsables de la Chambre de commerce, de l’industrie et de l’artisanat ont animé une conférence de presse. L’objectif était de présenter ce protocole d’accord signé avec le gouvernement guinéen à travers le ministère du Commerce, portant sur l’approvisionnement du marché national, la fixation et le plafonnement des prix des produits de première nécessité sur tout le territoire.
Cette rencontre a enregistré une forte mobilisation des opérateurs économiques, des responsables de la Chambre de commerce, notamment le président Elhadj Mamadou Baldé, des représentants syndicaux, des associations de consommateurs, des boulangers, des importateurs et des cadres du ministère du Commerce.

Après le mot de bienvenue du président de la chambre communale de Matam, le Directeur national du Commerce intérieur et de la Concurrence, Mohamed Traoré, est revenu sur le contenu du protocole.
Il a souligné : « L’objectif de cette rencontre est de permettre à nos amis des médias de nous aider à relayer les informations, pour que tous les Guinéens, qu’ils soient consommateurs ou vendeurs, puissent connaître leurs droits, mais aussi leurs devoirs. Car quand on est informé, on est soigné. Quand on est informé, on est protégé. Mais quand on ne l’est pas, on peut même perdre ses droits. »
C’est dans cette logique que la Chambre s’engage, aux côtés du ministère du Commerce, à vulgariser le contenu de ce protocole afin qu’il serve de boussole pour les mois à venir dans l’activité commerciale en Guinée.
Il a ensuite communiqué les prix plafonnés à Conakry pour quelques denrées essentielles :
Riz étuvé 5 % brisure (50 kg)
Importateur : 260 000 GNF
Distributeur : 265 000 GNF
Détaillant : 280 000 GNF
Marge détaillant : 15 000 GNF
Riz blanc 25 % brisure (50 kg)
Importateur : 250 000 GNF
Distributeur : 255 000 GNF
Détaillant : 270 000 GNF
Farine (50 kg) :
Importateur : 340 000 GNF
Distributeur : 345 000 GNF
Détaillant : 360 000 GNF
Sucre (50 kg) :
Importateur : 330 000 GNF
Distributeur : 335 000 GNF
Détaillant : 350 000 GNF
Huile végétale (20 L) :
Importateur : 290 000 GNF
Distributeur : 295 000 GNF
Détaillant : 305 000 GNF
Oignon (sac de 25 kg) :
Importateur : 270 000 GNF
Distributeur : 275 000 GNF
Détaillant : 290 000 GNF
Poulet entier (carton 10 kg) :
Importateur : 270 000 GNF
Distributeur : 280 000 GNF
Détaillant : 295 000 GNF
Cuisse de poulet (carton 10 kg) :
Importateur : 195 000 GNF
Distributeur : 200 000 GNF
Détaillant : 215 000 GNF
Viande (1 kg) :
Abattoir : 55 000 GNF
Détaillant : 60 000 GNF
Chaque acteur est tenu de respecter rigoureusement les marges établies. Une augmentation, même de 100 francs, ne sera pas tolérée.
Concernant l’intérieur du pays, le directeur a précisé que ces prix concernent uniquement les préfectures (et non encore les sous-préfectures), les frais de transport et de manutention ayant été pris en compte selon les distances et difficultés d’accès.
Voici quelques exemples de prix plafonds détaillants par localité pour le riz étuvé 5 % brisure (50 kg) :
Coyah, Dubréka : 285 500 GNF
Kindia : 289 500 GNF
Mamou : 296 000 GNF
Dalaba : 298 000 GNF
Labé : 305 000 GNF
Koundara : 312 500 GNF
Kankan, Kouroussa : 306 000 GNF
N’Zérékoré : 314 500 GNF
Beyla, Yomou : 331 000 GNF
(et bien d’autres préfectures listées dans le détail par la direction du commerce)
« Ce qu’il faut retenir, c’est que ces prix sont valables pour les préfectures. Il existe bien évidemment des charges supplémentaires pour atteindre les sous-préfectures, mais nous progresserons dans ce sens. C’est notre vision, et nous allons l’atteindre progressivement », a précisé le Directeur.
Enfin, il a annoncé que ces mesures entrent en vigueur dès le samedi 12 juillet 2025 : « À partir de demain, ces prix doivent être observés. »
Très satisfait, Elhadj Mamadou Baldé, président de la Chambre de commerce, de l’industrie et de l’artisanat, a salué les décisions prises, tout en insistant sur le respect strict des prix fixés.
« Je suis convaincu que ce protocole a pour but de plafonner durablement les prix. L’idéal n’est pas de changer les prix chaque semaine. Il faut du temps pour communiquer. J’invite les commerçants à parfois accepter de perdre 1 000 ou 2 000 francs, car quand il faut gagner, on leur accorde aussi. »
Et d’ajouter : « Si un acteur se fait prendre en train de gonfler les prix, il sera sanctionné sans indulgence. Nous voulons donner l’exemple. Les prix peuvent être réduits, mais jamais augmentés. Tout contrevenant sera sévèrement puni pour servir d’exemple. »

Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org
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