Le débat sur la suppression du Certificat d’Études Élémentaires (CEE) s’intensifie en Guinée. Lors du conseil de cabinet du lundi 7 juillet 2025, le Ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation (MEPU-A) a officiellement lancé une réflexion sur l’avenir de cet examen, considéré comme le plus coûteux du système éducatif, comparativement au BEPC et au BAC.
Ce mardi, avenirguinee.org a contacté M. Ansa Diawara, porte-parole du MEPU-A, pour en savoir davantage sur cette éventuelle réforme. Au téléphone, il confirme que le CEE est bien au centre des discussions actuelles au sein du ministère.
« Ce que je peux vous dire, c’est que nous avons posé le sujet pour analyse. Parce que c’est une situation à analyser, c’est une situation sur laquelle il ne faut pas bondir tout de suite », déclare-t-il en préambule.
Ansa Diawara précise qu’aucune décision n’a encore été prise et que l’objectif est de recueillir un maximum d’avis, dans une approche participative et inclusive.
« Donc le sujet est porté à réflexion. Pour le moment, rien n’est entériné, rien n’est décidé. Et cette réflexion, pour qu’on l’ait publiquement, tout le monde, tous les acteurs alphabétisés, analphabètes quiconque peut donner son point de vue. Nous sommes prenants de tous les points de vue, pour ensuite harmoniser et faire la synthèse », explique-t-il.
Il insiste par ailleurs sur le fait qu’il ne s’agit pas encore d’une décision ministérielle. « Ce n’est pas encore une décision prise par M. le ministre Jean-Paul Cedy. C’est une ambition, c’est une réflexion à faire. Et si les réflexions concourent à la suppression, on le fera », conclut Ansa Diawara.
Le CEE, qui marque actuellement la fin du cycle primaire et l’entrée en 7e année, pourrait donc connaître un tournant majeur. En attendant une décision officielle, les acteurs éducatifs à tous les niveaux sont appelés à fournir des réflexions sur l’avenir de cet examen en Guinée.
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org



