Lors de l’ouverture des travaux du Forum National des Avoirs Saisis et Confisqués, organisé par l’AGRASC à Conakry, le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Bah Oury, a pris la parole pour souligner la complexité croissante des crimes économiques dans le pays.
Présidant la cérémonie, Amadou Oury Bah s’est exprimé sur les enjeux liés à la saisie et à la confiscation des biens mal acquis, en mettant l’accent sur la nécessité d’adapter les pratiques juridiques à l’évolution de la criminalité.
« (…) Je sais que vous partagerez avec sérénité vos actions avec la direction générale du patrimoine bâti public, parce que c’est essentiel que, de ce point de vue, l’action de confiscation et de saisie puisse être utilisée dans le bon sens de l’intérêt public de manière générale (…).
Les crimes d’aujourd’hui ne sont pas comme les crimes d’hier, d’où, à chaque fois, une indispensable nécessité de se mettre au courant, de se remettre en cause et de prendre une certaine longueur d’avance par rapport aux crimes.
L’État de droit, dans le contexte actuel du monde, est en train de vaciller, d’où la nécessité d’avoir des fondamentaux solides.
Les magistrats qui sont venus d’un peu partout du pays pour partager les deux journées de réflexion et d’échange, la dynamique va dans le bon sens, parce qu’il faut que, de manière générale, il y ait une évolution au même rythme de l’ensemble de nos structures sur l’ensemble du territoire national (…) », a-t-il conclu.
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org
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