Ce mardi 1er juillet 2025, la société Hamana SA, dirigée par Mohamed Kourouma, PDG de ladite entreprise, a organisé une conférence de presse au QG des journalistes, sis à la Minière.
Objectif : faire le point sur les résultats des activités du Port Autonome de Conakry sous la direction des nouvelles autorités de la transition. Face aux journalistes présents, une déclaration a été rendue publique, lue par le comptable Souleymane Diawara.
« À l’avènement du CNRD aux affaires de notre pays, après le 5 septembre 2021, le Président, par un décret, a exigé que le Port fonctionne 24h/24 et 7j/7. Cette libéralisation a entraîné un accroissement des activités. En matière de surestarie, les bateaux en vrac, les conteneurs, les commerçants ainsi que la population ont largement bénéficié des mesures prises. Si un bateau accoste, vous avez droit à une franchise. Une fois ce délai consommé sans enlèvement de la marchandise, vous êtes soumis au paiement des surestaries, car le temps accordé est dépassé », a expliqué Souleymane Diawara.
Poursuivant, le doyen Diawara a ajouté : « Il y a peu, les opérateurs économiques utilisant des bateaux en vrac payaient, à cause des surestaries, des montants faramineux allant de cinq à dix milliards de francs guinéens. Ces coûts étaient répercutés sur les marchandises importées, donc supportés par la population. Pour les conteneurs, les importateurs payaient entre cent millions et un milliard de francs guinéens, selon le nombre de conteneurs », a-t-il précisé.
Selon lui : « Les sociétés importatrices de matériel évitaient le port de Conakry, préférant débarquer dans les pays limitrophes pour ensuite transiter vers la Guinée, afin d’éviter les surestaries.
Mais comme déjà mentionné, depuis l’instauration du régime de travail 24h/24 et 7j/7, les surestaries ont disparu du côté étatique — sauf en cas de retard causé par l’importateur lui-même (faute de trésorerie ou autres raisons). Les opérateurs économiques, les transporteurs et la population ont tous tiré profit de cette réforme. Il est important de souligner qu’auparavant, seulement 25 % du secteur du transport étaient exploités. Aujourd’hui, plus de 90 % sont couverts », a-t-il martelé.
Évoquant un changement majeur, il a également souligné : « Les frais de transport d’un conteneur de 20 pieds entre le port et Madina, qui coûtaient entre 900 000 et 1 000 000 GNF, atteignent aujourd’hui 4 000 000 GNF. Le volume de travail a considérablement augmenté. Les opérateurs économiques qui évitaient auparavant de débarquer leurs marchandises au port de Conakry reviennent désormais, séduits par l’attractivité actuelle.
À titre d’exemple, le sac de riz de 50 kg, qui se vendait entre 320 000 et 330 000 GNF en gros, est désormais à 240 000 – 250 000 GNF. »
Et de poursuivre : « Cette baisse notable s’explique par plusieurs facteurs : le taux du dollar, qui s’échangeait à 9 450 GNF sur le marché parallèle, est aujourd’hui à 9 100 GNF ; les frais de surestarie imposés aux opérateurs économiques ont disparu ; le prix du sac de riz de 50 kg a baissé à l’international.
Les opérateurs qui débarquaient leurs marchandises dans les pays voisins pour les revendre préfèrent aujourd’hui revenir en Guinée. C’est une première fois qu’on constate une telle baisse du prix du sac de riz en Guinée.
Au regard de tout cela, on peut valablement affirmer, sans risque de se tromper, que le Général Mamadi Doumbouya, Président du CNRD, a pleinement joué son rôle de grand dirigeant », a conclu Souleymane Diawara.
Alsény Savané, pour avenirguinee.org
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