Jamais une édition du Hadj n’a suscité autant de remous en Guinée. Celle de 2025 est décrite par de nombreux observateurs comme la plus mal organisée à ce jour. Plusieurs irrégularités ont entaché le processus, notamment la vente illégale de places par certaines agences de voyage.
Alors que le dernier convoi de pèlerins est prévu pour s’envoler ce vendredi 30 mai, de nombreux candidats au départ se retrouvent abandonnés. Ce mercredi, 416 d’entre eux ont manifesté devant la présidence de la République afin d’alerter le chef de l’État sur leur situation. Selon leurs témoignages, ils sont victimes d’une arnaque orchestrée par un réseau bien structuré.
Leur porte-parole, Amara 2 Sylla, a dénoncé une gestion désastreuse : « Cette année a été la plus mal organisée. Nous n’avons jamais vu cela auparavant. Pourtant, le Hadj est censé être l’activité phare du Secrétariat général des affaires religieuses. Pourquoi ne pas l’organiser correctement ? » s’est-il interrogé.
Il a ensuite lancé un appel au président Mamadi Doumbouya : « Nous ne demandons pas de l’argent. Nous avons déjà payé pour accomplir le pèlerinage. Si nous ne partons pas cette année, nous demandons à l’État de nous garantir une place pour l’année prochaine. »
La principale suspecte dans cette affaire a été arrêtée ce mercredi. Son audition est en cours.
Pendant ce temps, le Secrétariat général des Affaires religieuses reste silencieux, un mutisme que beaucoup jugent coupable face à l’ampleur du scandale.
À suivre…
Fran



