Comme nous l’évoquions dans nos précédents articles, la flambée du prix du ciment constitue un véritable casse-tête pour les ouvriers et les ingénieurs ces derniers temps. Face à cette situation, ils n’ont d’autre choix que de se plier aux exigences des fournisseurs afin de poursuivre leurs activités.
Aboubacar Baldé, ingénieur, témoigne : « Nous faisons face à une difficulté majeure : le ralentissement des travaux. Comme vous pouvez le constater, il n’y a pas de ciment. Il faut donc attendre pour pouvoir en obtenir et continuer le chantier. Tout est prêt pour le béton : la bétonnière est en marche, les matériaux sont là, mais sans ciment, on ne peut rien faire », déplore-t-il.
Pour continuer tant bien que mal leurs activités, certains professionnels s’organisent différemment. « Nous nous abonnons chez les fournisseurs. Ainsi, dès qu’une petite quantité est disponible, ils nous préviennent rapidement pour que nous puissions en avoir un peu. Ce peu, nous l’utilisons comme on peut. Vous savez, lorsqu’il y a rupture, les prix grimpent très vite, parfois de 1 000 à 2 000 francs. Nous sommes donc contraints de céder aux exigences des fournisseurs pour pouvoir avancer », explique-t-il.
Aboubacar Baldé lance un appel aux autorités : « Je demande aux autorités d’intervenir auprès des usines de production de ciment pour qu’elles augmentent leur production. Et si cela n’est pas possible, qu’elles autorisent les importateurs à acheminer davantage de ciment pour nous faciliter la tâche », conclut-il.
Par Sona Sylla pour AvenirGuinée



