C’est leur première apparition depuis leur arrestation la semaine dernière à Ouagadougou. Les journalistes burkinabè Guézouma Sanogo, Boukari Ouoba et Luc Pagbelguem sont tous les trois visibles dans une vidéo qui les montre en tenue militaire.
Les trois hommes de média avaient été emmenés sans motif ni mandat par des hommes en civil après des déclarations sur les entraves à la liberté de presse depuis l’arrivée au pouvoir du président Ibrahim Traoré. La vidéo confirme donc que les trois journalistes ont bel et bien été réquisitionnés pour combattre au front.
Dans la vidéo, on voit Guézouma Sanogo et Boukari Ouoba, respectivement président et vice-président de l’Association des journalistes du Burkina Faso. Et au milieu se tient le reporter de la chaîne privée BF1, Luc Pagbelguem. En uniforme, dans le désert, sur ce qui s’apparente à un centre de recrutement ou d’entraînement militaire, d’après l’attitude des personnes en arrière-plan.
Devant un micro tendu, Luc Pagbelguem affirme que le terrain, « c’est une autre réalité ». « On a vu le butin que l’armée a saisi » et s’interroge : « Qui donne tout ça aux terroristes ? »
Puis le micro passe à Boukari Ouoba. « Nous sommes arrivés ici dans des circonstances particulières, mais nous apprécions, car on peut mieux rendre compte », déclare notre confrère, pourtant lui-même réputé être l’un des meilleurs reporters de sa génération.
Avenirguinee Avec RFI



