Le décret a été lu dans la soirée de ce mercredi 26 mars. Le président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya, a décidé que l’indemnisation des victimes des événements du 28 septembre 2009 sera prise en charge par le budget national de développement. Cette décision, une première en ce qui concerne les crimes de masse, est vivement saluée par les victimes et leurs familles, qui se sont constituées parties civiles dans cette affaire.
C’est l’un des avocats des victimes, Me DS Bah, qui a rapporté leurs impressions concernant ce geste du chef de l’État. « Nous sommes très contents qu’enfin, le gouvernement prenne en charge l’indemnisation des victimes. N’oubliez pas qu’il s’agit des événements du 28 septembre, où des hauts responsables, sous le couvert de l’État guinéen, ont utilisé les armes et tout un arsenal de répression », a-t-il déclaré.
Selon cet avocat, « Dès lors que l’État est impliqué au plus haut sommet dans la répression des crimes ayant fait des centaines de morts, il est important qu’il prenne en charge les victimes. Ce n’est pas une première dans l’histoire. Si vous vous renseignez, par exemple, à la Cour pénale internationale (CPI), il y a toujours un fonds d’indemnisation mis en place pour les victimes… ».
Me DS Bah espère que cette décision sera rapidement mise en œuvre afin de permettre aux victimes de recevoir un soulagement. « Nous sommes reconnaissants envers l’État si ce décret est effectivement mis en application. Il faut dire qu’il y a des victimes qui vivent avec de graves blessures, certaines portant des balles dans leurs corps. Il est donc urgent de leur venir en aide », a-t-il lancé.
Fodé Camara pour avenirguinee.org



