Les 18, 19 et 20 mars dernier, 40 officiels de Sécurité de la Fédération Guinéenne de Football, sous la houlette de la CAF, ont suivi une formation à Conakry. Objectif, lutter contre toutes violences dans les stades. Elle a été dirigée par 2 experts de la CAF, mandatés à travers la Commission de sûreté et sécurité de l’institution.
Durant 3 Jours, Ababacar SENE et Rachid MEDJIBA ont échangé avec ces Officiels de sûreté et sécurité sur les problématiques de violences signalées lors des matchs. Une première en Guinée.
NABÉ Mohamed Lamine, un des participants s’est prêté à nos questions pour parler des DÉFIS à relever.
« La Confédération Africaine de Football a estimé qu’au jour d’aujourd’hui les spectacles ne peuvent êtres beaux que dans une sérénité et dans les installations sécurisées. Et, c’est pourquoi elle a mis un département en 2019 au niveau de la (CAF) et la création de ce département a mis en place un règlement au niveau continental. Chaque association affiliée à la (CAF) doit faire autant pour pouvoir gérer de manière professionnelle les spectacles sportifs », a précisé Lamine Nabé .
Poursuivant, il dira que « cette année, la CAF a lancé ce programme. L’initiative consiste à former 40 acteurs de sécurité dans chaque pays pour que ça soit la base du système sécuritaire dans les différents membres d’association. C’est pourquoi, c’est le tour de la Guinée avec tout le combat que le comité exécutif à mener pour réussir à décrocher cet atelier de 3 jours qui va nous permettre désormais de sécuriser au meilleur des manières nos activités sportives que ça soit les matchs du Championnat ou les matchs au niveau international », martèle Mohamed Lamine.
Sur la même lancée, il ajoute : « Nous avons profité de cette formation pour avoir les outils nécessaires pour pouvoir sécuriser de façon professionnelle ces activités. Nous avons besoin que les autorités nous accompagnent pour mettre en place un règlement national que nous allons mettre rapidement en place. Mais, de trouver les outils nécessaires pour pouvoir mettre des dispositifs rassurants au niveau des stades lors des grandes compétitions. La Guinée, ce n’est pas un cas isolé. C’est dans ce monde troublé dans les stades que la CAF a voulu mettre tout ceci en place. Ne pensez pas que nous sommes sur une liste noire ».
Plus loin, il a laissé que : « par expérience, la plupart des matchs que nous jouons à (Conakry) sont suivis souvent d’amende. Et, l’objectifs pour cette formation, c’est bien d’outillé les participants des techniques, des méthodes professionnelles pour sécuriser un stade et ça permet une coordination entre les différents secteurs de sécurité (officiers de sécurité des clubs, officiers régionaux des clubs, officiers de Ligue, gendarmerie et police). Tous ceux-ci sont sur le terrain lorsqu’il y a un match. Et, nous avons profité de cette formation pour mettre en place une coordination qui nous permettra maintenant de surveiller tous les matchs jusqu’aux dernières régions de la Guinée.
Les attentes sont atteintes. Puisque pédagogiquement il fallait outiller ces (40) personnes. Ces 40 personnes sont outillées. Maintenant, l’effet immédiat sera de comment nous allons les implémenter à cet effet sur le terrain. Nous pouvons les implémenter sur le terrain à commencer par le stade Petit Sory qui a été le projet pilote. Nous commencerons par ce stade mais, graduellement, nous allons étendre sur tous les stades de compétitions. Aussi, nous avons l’ambition d’organiser ces séminaires dans toutes les régions. Nous allons réunir tous les acteurs concourants à la sécurité des matchs de venir suivre ces formations avec nous. Pour que nous puissions parler les mêmes langages ».
D’après Lamine Nabé, << Aujourd’hui, nous voulons étant à Conakry, quand il y a un match à Kankan, que nous ne soyons pas obligés de se déplacer pour aller renforcer la sécurité sur place. Et, nous avons des officiers régionaux, qui désormais peuvent prendre les relais. Ils sont les premiers remparts pour venir aider les officiers des différents clubs. Et, quand ils sont débordés la Féguifoot peut être mise en contribution. Graduellement, c’est comme cela nous avions mis les dispositifs en place. >>, a-t-il expliqué
Et, de rajouter << Nous interpellons les structures dirigeantes de football guinéen, notamment, le ministère des sports et aussi la Fédération pour qu’ils nous procurent les minimums de matériels qu’il nous faut pour faire le travail. Quel que soit notre volonté de travailler, si nous n’avons pas le nombre d’agents nécessaires pour un stade, nous ne pouvons pas travailler efficacement. Si nous n’avons pas le nombre de barrières nécessaires pour mettre les dispositifs en place notre travail sera mis en doute. Nous interpellons tous ces responsables pour qu’ils nous viennent en aide, vraiment nous comptons sur leur soutien pour que nous puissions rendre le spectacle plus beau >>, a-t-il conclu.
Alsény Savané pour avenirguinee.org
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