Nous l’annoncions dans l’un de nos précédents articles-Un homme d’une quarantaine d’années a mis fin à la vie de sa maitresse, veuve et mère de 6 ans, à Banankoroda, dans la commune urbaine de Kankan. Il a poignardé la victime ce jeudi à l’aide d’un couteau, l’accusant d’infidélité.
Après son arrestation, il a expliqué les raisons passionnelles qui lui ont poussé à commettre cet acte, soutenant son amour pour la défunte. Bangaly Traoré, c’est son nom, il est marié à deux femmes et père de 5 enfants.
Ci-dessous, un extrait de son intervention…
« Nous sommes allés trois fois à la gendarmerie avec cette femme. La première fois, un homme qui voulait l’épouser avait déjà entamé toutes les démarches, même la dot avait été versée. Son mariage était prévu pour une date précise, mais elle a refusé et a dit que c’était moi qu’elle voulait épouser. Ce mariage n’a donc pas eu lieu, elle m’a dit : ‘Traoré, si tu ne m’épouses pas, je ne sais pas qui épouser, je t’aime plus que tout.’ C’était une commerçante très riche, elle me donnait parfois entre 1 000 000 et 2 000 000 de francs guinéens. Elle m’avait habitué à son amour. Nous étions ensemble, elle respectait tous mes désirs. Un jour, je l’ai déposée chez elle, ses enfants ont cassé la vitre de ma voiture. Nous sommes allés à la gendarmerie pour ce problème. Là-bas, ses enfants ont été mis en tort, elle a payé 2 000 000 de francs guinéens pour réparer les dégâts causés par ses enfants, quant à moi, j’ai pardonné pour ma voiture. Malgré tout cela, nous sommes restés ensemble, malgré l’opposition de sa famille. Nous faisions tout ensemble, quand elle partait à Siguiri, j’allais la chercher et nous passions la nuit chez moi. Vendredi dernier, nous avons parlé au téléphone après une dispute et elle a même prié pour moi avant que nous ne nous quittions. Puis, samedi matin, quand je l’ai appelée, elle n’a pas répondu, alors que je lui avais déjà dit qu’elle provoquait souvent des disputes inutiles. J’ai deux femmes à la maison, ma deuxième femme est très jeune et très belle, mais elle, je l’aimais plus que les autres. Si elle me cause des ennuis, je peux rester jusqu’à trois jours sans manger. Après nos discussions, elle m’avait promis de ne plus me chercher des querelles inutiles. Quand elle a refusé de répondre à mon appel samedi, j’ai envoyé ma petite sœur chez elle pour savoir pourquoi…»
A suivre…
Fodé pour avenirguinee.org



