Il y a deux jours, des violences ont éclaté sur la route du Prince, en raison de l’affichage des photos du président général Mamadi Doumbouya. Ces scènes de tension soulèvent de nombreuses questions, notamment sur la perception de cette situation par les leaders politiques. Nous avons interrogé ce mardi 11 mars le leader du parti de l’Union pour la Liberté et l’Émergence, Bella Kamano.
Selon lui, ces violences sont un symptôme inquiétant de l’incivisme croissant dans le pays. « C’est de l’incivisme qui se développe de plus en plus dans notre pays », a-t-il réagi vivement. Ajoutant : « Ceux qui affichent ces grands posters du président, le long de la route du Prince, le font de leur propre chef. Ce ne sont ni des fonds d’État ni de l’argent provenant d’une officine cachée, mais des ressources personnelles. Il faut donc respecter la volonté de ces citoyens qui investissent pour le président Mamadi Doumbouya, car ils le font par amour pour lui et pour les actions qu’il entreprend. »
Le leader politique a poursuivi en indiquant que : « L’incivisme ne doit pas prendre le dessus sur le civisme dans notre pays. » Il estime également que ces manifestations violentes sont le fait de « nostalgiques » de périodes passées, qui profitent de l’affichage des images présidentielles pour raviver des tensions, notamment sur l’Axe, une zone qui a longtemps été marquée par des troubles violents.
« Depuis un certain temps, le CNRD a réussi à mettre fin à ces manifestations violentes, et certains cherchent à profiter de la situation pour instaurer de nouveau le chaos. »
Il rappelle également un principe fondamental : « N’oublions pas qu’il s’agit des images du président de la République. Dès son élection, comme dans toutes les démocraties, la première chose à faire est d’afficher son image officielle. Cette image doit être présente dans les bureaux, dans les services publics, et même dans les maisons des citoyens qui l’aiment. C’est un droit prévu par nos textes de loi. » Selon lui, tout citoyen a le droit d’afficher l’image du président, qu’il soit particulier ou professionnel.
En ce qui concerne les sanctions à appliquer à ceux qui s’attaquent aux images du président, Bella Kamano souligne que « ceux qui se livrent à de tels actes doivent être sanctionnés conformément aux lois en vigueur. » Il dénonce l’auto-justice, précisant que « des dispositions légales existent pour réprimer ces actes d’incivisme. »
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org



