Le réalisateur malien Souleymane Cissé entouré du réalisateur américain Martin Scorsese et du réalisateur turc Fatih Akin le 22 mai 2007 lors de la 60e édition du Festival du film de Cannes.
Le réalisateur malien Souleymane Cissé entouré du réalisateur américain Martin Scorsese et du réalisateur turc Fatih Akin le 22 mai 2007 lors de la 60e édition du Festival du film de Cannes.
L’emblématique réalisateur du Mali Souleymane Cissé, « un immense artiste » et l’un des pères du cinéma sur le continent africain, est décédé brutalement mercredi à Bamako à l’âge de 84 ans, alors qu’il avait tenu une conférence de presse dans la matinée et devait participer au prochain Fespaco.
« Papa est décédé aujourd’hui à Bamako. Nous sommes sous le choc. Toute sa vie il l’a consacrée à son pays, au cinéma et à l’art », a annoncé à l’AFP sa fille Mariam Cissé. Le célèbre réalisateur, qui aurait eu 85 ans en avril prochain, est décédé dans une clinique de la capitale malienne Bamako. Il aurait dû présider le jury « fiction long métrage » pour la 29ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), qui se tiendra à partir du 22 février dans la capitale burkinabè.
« J’ai appris la terrible nouvelle auprès de sa famille. C’était un immense artiste; le monde de l’art est en deuil », a confié à l’AFP un universitaire malien et proche du défunt. Souleymane Cissé « devait prendre l’avion demain pour le Fespaco à Ouagadougou », a ajouté M. Oumar Diallo. Dans un communiqué mercredi soir, le ministre malien de la Culture Mamou Daffé a fait part de sa « tristesse » pour la disparition « de ce monument du cinéma africain », saluant aussi un « cinéaste admiré et respecté ».
Mercredi matin même, Souleymane Cissé avait tenu une conférence de presse à Bamako. Le Mali a déclaré 2025 année de la culture. « Que les autorités nous aident à vulgariser nos oeuvres cinématographiques. Qu’elles comprennent que c’est le cinéma qui fait l’éclat du Nigeria ou du Ghana. Et c’est possible au Mali », avait plaidé M. Cissé. « Nous avons de jeunes cinéastes professionnels qui en sont pleinement capables. Il ne suffit pas de faire du cinéma, il faut que les oeuvres soient aussi visibles (…) Que les autorités nous aident avec la construction de salles de cinémas. C’est l’appel que je leur lance avant ma mort si Dieu le veut », avait lancé le réalisateur.
Avenirguinee.org avec Voafrique



