Le lundi 17 février, après la levée de son corps à l’hôpital Donka, Ibrahima Sory Bah, surnommé Marco, a été inhumé au cimetière de Sangoyah. Décédé le samedi précédent des suites d’une crise cardiaque, l’ancien secrétaire général du Hafia Football Club a été honoré par un hommage émouvant. Ses proches et les dirigeants du club se sont rassemblés sous un soleil ardent pour l’accompagner jusqu’à sa dernière demeure.
M. Ibrahima Blasco, secrétaire général de la Fédération Guinéenne de Football (FÉGUIFOOT), a pris la parole en ces termes :
« Ibrahima Sory Bah, dit Marco, est parti. Oui, Ibrahima Sory Bah, le secrétaire général du légendaire Hafia, nous a quittés pour toujours. Aujourd’hui encore, c’est avec une immense tristesse que, au nom du président de la Fédération Guinéenne de Football, en mission à l’étranger, de l’ensemble du comité exécutif et du personnel administratif, je prends la parole pour célébrer la mémoire de l’homme qu’était Marco. Dieu nous l’a donné, et il l’a repris. La mort, ce mot de quatre lettres qui bouleverse tout. »
Ibrahima Blasco Barry a ensuite ajouté : « Notre frère, notre compagnon, Ibrahima Sory Bah, est vraiment parti. Le football guinéen, mais surtout la grande famille du Hafia, avec Kerfalla KPC pour lequel tu étais prêt à sacrifier ta vie, perd un homme d’exception. C’est avec une profonde tristesse et beaucoup de compassion que nous adressons nos sincères condoléances à ta famille. Adieu Marco, merci pour tout, repose en paix sous la grâce d’Allah. »
Lucien Guilao, président de la Ligue Guinéenne de Football Professionnel (LGFP), a exprimé sa douleur : « Ce matin, j’ai beaucoup de peine à parler de Marco. Je ne l’ai pas connu longtemps, mais j’ai eu l’occasion de travailler avec lui au sein d’un comité de la LGFP. Il me laisse le souvenir d’un homme passionné par le football, toujours déterminé à faire entendre ce qui lui tenait à cœur. Nous nous appelions souvent. Vendredi encore, je pensais qu’il viendrait à mon bureau pour discuter de certains sujets concernant le Hafia. Quand j’ai appris sa disparition, je n’y croyais pas. Il me laisse un goût amer. Marco portait plusieurs casquettes : journaliste, passionné de culture et de sport. Je crois que la Guinée a encore besoin de Marco. Il a beaucoup accompli, mais il n’a pas eu la chance d’atteindre tout le potentiel qu’il pouvait offrir à la culture et aux sports guinéens. Aujourd’hui, je pense à sa famille, à Kerfalla KPC, qui était son patron et son ami, ainsi qu’à ses collaborateurs. Mes condoléances à tous. »
Fodéba Isto Keira, ancien ministre, a également pris la parole avec émotion :« C’est avec une grande tristesse que je parle de Marco aujourd’hui. Je l’ai rencontré pour la première fois dans les années 1999-2000, alors que je venais d’être nommé directeur général de l’Agence Guinéenne de Spectacle. Il s’est présenté à moi en tant que journaliste. Comme l’a dit son éminent professeur Yamoussa Sidibé, il était un homme d’une intelligence rare, avec une plume affûtée. Aujourd’hui, je rends hommage à son amitié, sa fidélité et surtout à sa constance. Il m’a toujours dit qu’il était un ami d’enfance de Kerfalla Camara KPC. Marco était le symbole de la loyauté et de l’amitié. Il est décédé alors qu’il occupait des fonctions cruciales au sein du Hafia, triple champion d’Afrique. À sa famille, je dis merci et courage. Je prie pour le repos de son âme. »
Yamoussa Sidibé, professeur du défunt, a lui aussi témoigné :« Je voudrais que l’on prie pour que Dieu lui accorde sa grâce. C’est avec beaucoup de sentiments partagés que je parle aujourd’hui de ce grand homme. Je suis heureux de ce qu’il a déjà apporté à notre pays, mais je suis aussi profondément triste, car il n’a pas pu déployer tout le talent qu’il avait dans le journalisme. Marco faisait partie de cette génération d’étudiants qui a fait briller les meilleurs journalistes guinéens, tels qu’Ifra Dieng, Tanou Diallo, Aboubacar Camara, Talibé Barry, Aboubacar Diallo, Fanta Oularé… Une génération extraordinaire. »
Il a poursuivi :« En classe, Marco m’impressionnait par sa plume. C’était l’une des meilleures que j’aie eu à encadrer. Ce n’est pas de l’émotion, mais une reconnaissance. Même s’il était parfois absent, il obtenait toujours les meilleures notes lors des évaluations. Je courais après lui pour qu’il soit plus assidu, car il aurait pu encore donner plus de lui-même. Je prie le Tout-Puissant pour qu’il lui accorde le paradis. Repose en paix, Marco, repose en paix, cher ami. »
Ibrahima Sory Bah, dit Marco, était un journaliste chevronné et un acteur engagé dans le secteur sportif, notamment à travers son rôle de secrétaire général du Hafia FC.
Alsény Savané pour avenirguinee.org
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