À Conakry, la vie devient de plus en plus difficile pour les citoyens. À quelques semaines du mois de Ramadan, le prix de certains denrées alimentaires ne cesse de grimper sur les marchés, notamment le riz, l’oignon et l’huile. Le micro-trottoir réalisé ce lundi 10 février au marché Cosa, dans la commune de Ratoma, met en lumière les préoccupations des commerçantes.
Maimouna Camara, vendeuse au marché Cosa, exprime ses inquiétudes et nous donne un aperçu des prix actuels :
« Actuellement, le prix de l’oignon a augmenté. Avant, on achetait le sac à 170 000 GNF, mais maintenant, on l’achète chez les grossistes à 195 000 GNF, voire 200 000 GNF. On se demande combien cela coûtera d’ici le mois de Ramadan, cela nous inquiète vraiment », déclare-t-elle.
Djami Barty et Céline Damaro, également vendeuses au marché Cosa, se plaignent de la cherté de la vie :
« Nous payons un bidon d’huile de palme à 230 000 GNF, l’huile d’arachide à 305 000 GNF, et un sac de riz est vendu entre 300 000 GNF et 310 000 GNF. Avec cette hausse des prix, la vie devient de plus en plus dure. Les femmes souffrent, et si le mois de Ramadan nous trouve dans cette situation, cela sera vraiment difficile », expliquent-elles.
Ces femmes lancent un message aux autorités compétentes afin d’améliorer la situation :
« Nous demandons instamment aux autorités de revoir le secteur du commerce, car à chaque approche du mois saint, les prix grimpent de manière insupportable. Cela nous fatigue, car il devient de plus en plus difficile de nourrir nos familles. La vie est vraiment dure », ajoutent les vendeuses.
Reste à savoir si les autorités parviendront à trouver une solution afin que le Ramadan se passe dans de meilleures conditions.
Nana Camara pour AvenirGuinée.org



