Après l’année 2024, place à l’heure du bilan avant les prochaines échéances. C’est dans cette logique Dr Diarra Donzo nous a reçu à Kaloum. Objectif, revenir sur le bilan de son département du sport scolaire en Guinée, à l’issue d’une année de challenge. Directeur National du Sport scolaire, aussi secrétaire général de la fédération en charge du sport scolaire en Guinée, Dr Diarra s’est exprimé sur plusieurs points avec beaucoup d’envie
Dès l’entame, le directeur national du sport scolaire a débuté en ces termes << 2024 a été très difficile pour le sport scolaire. Si nous faisons une comparaison entre (2022-2023) par rapport à l’année (2024) le bilan a été mitigé. Il faut l’avouer parce que nous étions dans la discipline la plus sollicitée qui est le « football » nous étions champions d’Afrique en 2022, vice champions d’Afrique 2023 et en 2024 nous sommes restés sur le podium. Mais, en 3ème position. Donc, si on fait l’analyse comparative entres les trois années écoulées, on constate que nous partons vers une régression à la place d’une progression sollicitée par les dirigeants. >>
Ce qui explique cette baisse, Donzo Diarra répond ainsi << En matière de football, ce n’est pas l’explication qu’on donne pour argumenté la baisse de forme. Ce qui est très important à mon avis pour une nation comme la nôtre il faudrait savoir se maintenir. Les scientifiques vous le diront c’est très facile de réaliser une performance mais, il n’est pas donné à tous les sportifs de se maintenir à un niveau fixe, de garder la performance sportive. C’est ce qui est arrivé en 2024. En basketball, nous avions été très tôt éliminés, tandis qu’en (2023) nous avions été champions d’Afrique en basketball scolaire. Nous avons fait beaucoup de réalisations en 2023 mais nous n’avions pas pu conserver jusqu’à maintenant la performance sportive obtenue . >>, regrette le directeur national
À propos de l’enseignement, Dr Donzo s’est montré déçu << Ce qu’il faut reconnaître. Il faut l’avouer, ça fait très mal qu’on arrive pas à maintenir nos acquis. La première des choses, c’est comment se mettre au travail, comment faire une campagne de sensibilisation envers les autorités pour qu’ils acceptent une seule chose : favoriser l’émergence du sport à la base. J’appelle la base du sport (l’école, université, garnison militaire et société civile). Voilà les quatre fondamentaux sur lesquels s’appuisle sport national. Et, je constate avec amertume, regret, qu’aujourd’hui nos dirigeants mettent beaucoup plus de moyens à la disposition de ceux qui sont dans l’équipe nationale c’est-à-dire au sommet du pyramide qu’à la base. C’est le regret que j’ai. Il faut lancer la campagne de sensibilisation envers les autorités à tous les niveaux. J’ai entendu, la sortie de l’equipe senior en Côte d’Ivoire à la (CAN) 120 milliards pour une participation. Je ne dis pas que ça ne vaut pas la peine mais j’aurait réfléchi autrement. Parce qu’en réalité avec les quarts de ce montant on peut implanter le sport en Guinée. Il faut envoyer le sport dans sa case natale. >>, dit le secrétaire général de la fédération
S’agissant des objectifs de 2025, Dr Donzo révèle sa position << Seul le travail peut bien aider notre pays. Si nous ne travaillons pas dans le domaine du sport à l’école nous n’aurons rien. C’est une réalité indéniable. Le sport scolaire c’est le vivier, le carrefour incontournable du sport national. Si nous ne travaillons pas on aura pas la performance. Les compétitions en perspectives sont multiples, et cela dans plusieurs disciplines. La Fédération Guinéenne de sport scolaire est multi-disciplinaires. On est presque dans toutes les disciplines sportives. Il y a une corrélation entre la direction et la Fédération. En réalité, c’est la direction du sport scolaire qui doit faire l’animation, sur la base de l’animation les meilleurs sont sélectionnés et mis à la disposition de la Fédération pour les compétitions. >>, dit-il
Et, de rajouter << Aujourd’hui, nous sommes appelés sur plusieurs fronts. Il y a d’autres on ne peut pas aller, il ne faut pas aller pour participer, honnêtement. Si l’équipe n’est pas prête, si l’équipe n’est pas préparée il ne faut pas aller parce qu’on a la possibilité d’y aller et faire dépenser l’État justement. Malheureusement, toutes les fédérations sont en train de courir derrière les billets pour aller faire dépenser l’État, sans même qu’on ne sache réellement ils vont aller faire quoi. La seule fédération qui s’appui sur le sport scolaire c’est la Fédération Guinéenne de Handball c’est pourquoi il y a des résultats. Toutes les disciplines qui coupe le pont entre la discipline et l’école cette discipline est appelée à tomber. >>, a conclu Dr Diarra Donzo.
Alsény Savané pour avenirguinee.org
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