L’inquiétude grandit parmi les ressortissants de plusieurs pays aux États-Unis. Le nouveau président des USA, Donald Trump, a annoncé dès sa prise de pouvoir l’expulsion des migrants illégaux de son territoire. Cette menace pourrait se concrétiser puisque la liste des pays concernés par cette opération a été rendue publique.
Parmi ces pays figure la Guinée. Près de 200 000 migrants illégaux de nationalité guinéenne sont concernés.
Comment les autorités guinéennes comptent-elles gérer cette situation ? La question a été posée au ministre porte-parole du gouvernement ce mercredi 29 janvier, lors d’un déjeuner de presse qu’il a accordé aux journalistes dans un hôtel de Conakry.
Au début de son intervention, le ministre Ousmane Gaoual Diallo a laissé entendre qu’il ne fallait pas s’alarmer : « Le monde entier est touché », a-t-il dit.
Poursuivant, il a ajouté : « Nous, avec le ministère des Affaires étrangères, prenons les dispositions nécessaires. Si nous devions ramener nos concitoyens, nous ferions en sorte qu’ils viennent dans le respect de leur dignité et qu’ils soient bien accueillis. Nous allons les recevoir dignement dans notre pays. »
Depuis l’annonce de cette expulsion, des citoyens ont interpellé l’État guinéen afin qu’il engage des pourparlers avec les autorités américaines pour épargner le pays. Le ministre a souligné : « Je ne pense pas que nous ayons les moyens d’empêcher un pays d’expulser un citoyen qui n’est pas le sien. Je ne pense pas que juridiquement nous puissions faire cela. Mais ce que nous pouvons faire, c’est créer des conditions d’accueil favorables. »
Il a conclu en affirmant : « Si le gouvernement américain affrète un vol pour les renvoyer, nous serions très heureux d’accueillir nos concitoyens et de faire en sorte que tout se passe très bien, afin qu’ils ne perdent pas leurs droits. Parce que dans certains pays, ils perdent même le droit de récupérer leurs affaires et de rentrer. Nous veillerons à ce que tout cela se passe dans le respect de la dignité humaine, autant que possible », a-t-il promis.
Mohamed Cissé pour avenirguinee.org



