C’est un drame qui vient allonger la liste des crimes conjugaux en Guinée. À Samatran, en haute banlieue de Conakry, une femme du nom de Souadou a été retrouvée morte ce mercredi 29 janvier, des suites de « longues disputes » avec son époux Thierno Ousmane Sow.
Le frère de la victime, Elhaj Gando Barry, contacté par avenirguinee.org, a raconté avoir été joint par sa jeune sœur pour se plaindre du comportement de son mari, qui ne lui laissait pas de répit.
« Ma petite sœur m’a dit que son mari l’avait frappée. Elle m’a montré son dos sur lequel il y avait des traces de blessures. Je lui ai dit de se calmer et de me laisser échanger avec son mari. Elle m’a dit qu’elle voulait se séparer de lui. Je lui ai dit qu’il n’y avait pas de problème et que nous allions nous occuper de cela samedi ou dimanche, avec son père et sa petite sœur, afin de discuter avec son mari. On est allé et on a réglé le problème entre eux », raconte-t-il.
Après une discussion entre les deux hommes, la situation semblait s’être apaisée.
Cependant, le mardi 28 janvier 2025, Souadou a de nouveau appelé son frère à 20h, lui affirmant que rien n’avait changé. À 22h, son frère a tenté de la joindre, mais elle ne répondait pas.
Ce matin, à 9h, son mari a appelé son frère pour annoncer la mort de Souadou.
« Il m’a appelé alors que j’étais à Hamdallaye pour me dire que ma sœur était morte. J’ai dit quoi ? Elle est morte ? Il m’a dit oui. Je lui ai demandé où elle était, il a coupé le téléphone. Ensuite, il m’a rappelé pour me dire cette fois qu’elle était morte dans son magasin à Samatran. Lorsque nous sommes arrivés sur les lieux, j’ai dit aux gens de ne rien toucher et d’appeler les autorités… ».
À ce jour, le présumé auteur de ce crime est introuvable.
Ce drame relance le débat sur les violences conjugales en Guinée, un phénomène qui prend de l’ampleur ces derniers temps. Il y a quelques jours, dans la commune de Dubréka, une femme mariée depuis seulement un mois a mis fin à la vie de son mari.
Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.org



