Des tirs ont été entendus lundi 27 janvier jusqu’au centre-ville de la capitale du Nord-Kivu, le groupe M23 et des effectifs des forces spéciales rwandaises étant présents dans plusieurs quartiers de Goma. La veille, le secrétaire général des Nations unies António Guterres a directement mis en cause Kigali après une nouvelle journée de combats dans l’est de la RDC. Une réunion d’urgence de la Communauté d’Afrique de l’Est aura lieu « mercredi » 29 janvier, les présidents rwandais Paul Kagame et Félix Tshisekedi ayant « confirmé leur participation », a annoncé le président kényan William Ruto.
discussions avec le M23 et « toutes les parties » sans plus de précisions, rapporte notre correspondante à Nairobi, Gaëlle Laleix. Interrogé sur la présence de troupes rwandaises dans l’Est de la RDC et le risque que cela compromette les discussions, le président botte en touche : « La situation est déjà très compliquée, donc la présence de forces de sécurité, d’où qu’elles vienent, ne rend pas les choses plus complexes », a-t-il esquivé lors d’une conférence de presse.
Le Kenya a déjà tenté, de jouer les médiateurs dans le dossier de l’est de la RDC. Mais le processus de Nairobi, lancé en 2022 par le président de l’époque, Uhuru Kenyatta, a fait chou blanc l’année dernière : Kinshasa suspectait le Kenya d’avoir pris le parti de Kigali.
Avenirguinee.org avec RFI



