Nous en parlions dans l’un de nos précédents articles : le leader du parti RGT et de la coalition COPAD a annoncé son départ de l’Union Sacrée, une structure composée de coalitions politiques. Ousmane Dady Camara, dans sa déclaration annonçant son départ, a proféré des accusations contre le coordinateur de l’Union Sacrée, Ibrahima Sory Diallo, par ailleurs leader de l’ADC-BOC. Il l’accuse de rouler pour Cellou Dalein Diallo, le leader de l’UFDG.
Dr Diallo, réagissant, a catégoriquement rejeté ces propos, les qualifiant d’allégations visant à ternir son image. Dans sa prise de parole, il est revenu sur la réunion qui a précédé ce départ.
Ci-dessous, sa réaction :
« Lors de notre réunion, ils ont évoqué un sujet qui n’était pas à l’ordre du jour : changer le nom de l’Union Sacrée et la transformer en mouvement de soutien. Ils ont dit que Makanera, qui vient d’arriver, a eu un V8 de la part du président et que c’était pour cette raison qu’il fallait aussi créer un mouvement. J’ai dit : « Si Makanera a eu un véhicule, libre à lui », mais il ne peut pas me mettre dans un mouvement. J’ai expliqué que j’ai déjà un groupe politique qui est dans une dynamique pour le retour à l’ordre constitutionnel. Mais notre vocation n’est pas de faire de la Mamaya pour quelqu’un. Je n’ai jamais accepté de faire de la propagande pour quelqu’un ; je le fais pour moi-même, car j’estime être celui qui peut diriger ce pays. Mais leur programme, c’est de détourner les éléments de l’Union Sacrée et de les envoyer dans un mouvement de soutien ; libre à eux. Mais cela doit être soumis à tout le monde. Malheureusement pour eux, tous ceux qui étaient dans la salle ont refusé. Il y a des affaires bloquées à la présidence, et il veut passer par nous. Sauf que cela ne marchera pas.
Après cela, j’ai ouvert la séance et j’ai informé que j’avais reçu des informations concernant les partis politiques suspendus d’arrêter leurs activités politiques. Comme dans l’Union Sacrée, nous avons des partis, dont celui de Dady lui-même, ainsi que celui de Bella Kamano, et j’ai dit qu’il fallait qu’on arrête nos activités au sein de l’Union Sacrée jusqu’à la fin de la suspension. C’est à ce moment-là qu’il a pris la parole pour dire que personne ne défendrait son parti politique, qu’il était libre de faire ce qu’il voulait. Je ne lui ai pas répondu… Après, on a entendu par voix de presse qu’il ne fait partie de nous, libre à lui », a-t-il expliqué.
Fodé Camara pour avenirguinee.org



