Dans le but de garantir des examens sans anomalies cette année, le DCE de Matoto continue de renforcer la rigueur des autorités du système éducatif guinéen. Depuis hier, le 15 janvier 2025, la plateforme d’inscription des candidats aux différents examens nationaux de la session 2025 a été fermée.
Dans une interview exclusive accordée à notre rédaction ce jeudi 17 janvier 2025, le Directeur Communal de l’Éducation de Matoto, Sekou Kaba, a annoncé la fermeture de la plateforme digitale où les candidats s’inscrivaient. Il a salué les autorités du système éducatif pour la mise en place de cette plateforme, qui a permis d’éviter de nombreuses anomalies.
« En ce qui concerne les examens, je peux vous dire, sans risque de me tromper, que le service qui offre le plus de satisfaction en termes de sérieux, de régularité et de fonctionnement est celui des examens. Dans un passé récent, un candidat pouvait se lever un matin et se déclarer candidat au BPEC ou au Baccalauréat, même s’il n’avait pas passé son examen d’entrée en 7ème année ou son BPEC. Mais depuis 2023, ces dysfonctionnements ont été stoppés. Le candidat légitime est celui qui a passé l’examen précédent. Autrement dit, tu ne peux pas passer le BPEC sans avoir l’examen d’entrée en 7ème année. Tu ne peux pas passer le Baccalauréat sans avoir ton BPEC. Ces failles n’existent plus. Aucun élève ne peut se lever en 9ème année et se déclarer candidat au BPEC, ni en 12ème année et se déclarer candidat au Baccalauréat. C’est un soulagement, car seuls les candidats qualifiés à passer l’examen sont autorisés à le faire », a-t-il salué.
Poursuivant, il a précisé : « Cette année, au BPEC, les candidats légitimes se répartissent en deux groupes : les promus de la saison 2021 et les redoublants de la saison 2020. Au Baccalauréat, les promus sont de la saison 2022 et les redoublants de la saison 2021. Tous les autres candidats, en dehors de ces deux saisons, sont des candidats libres. Avant la mise en place de cette plateforme digitale, un candidat pouvait s’inscrire plusieurs fois et chercher des moyens pour se faire remplacer. Avec l’arrivée du CNRD, ces faux problèmes ont disparu. Maintenant, les véritables candidats sont ceux des bonnes saisons, que ce soient les redoublants ou les candidats libres, mais il faut qu’ils aient validé leur examen précédent. L’année dernière, nous avons commencé ce travail, et cette année, nous avons élargi l’inscription des candidats du CEE dans la plateforme. Cela permet d’éviter les doublons. Aujourd’hui, je peux vous dire, sans risque de me tromper, que 80 % des candidats sont enregistrés sur l’ensemble du territoire national. Cependant, je demande au Directeur national des examens de donner une seconde chance aux retardataires qui ne se sont pas inscrits. Sinon, la plateforme a été fermée depuis hier », a-t-il annoncé.
Concernant la statistique des candidats cette année, le DCE a précisé : « Les statistiques sont là : au CEE, nous avons dépassé les 28 000 candidats ; au BPEC, nous avons dépassé les 30 000 candidats, et au Baccalauréat, nous avons dépassé les 10 000 candidats. Voici les statistiques avant la fermeture de la plateforme digitale. Nous demandons, très respectueusement, au Directeur national des examens d’ouvrir une dernière fois la plateforme pour donner une chance aux retardataires ».
Enfin, le DCE a ajouté : « Nous attendons maintenant la liste définitive des candidats, avec leurs numéros et photos, afin qu’ils soient photographiés. Nous remercions particulièrement la Direction nationale des examens et son Directeur général pour leur courage et leur dévouement, ainsi que le Ministre Jean-Paul CEDY. Aux élèves, je leur dis : l’examen c’est demain, chacun doit travailler dur pour être admis et mériter son passage d’une classe à une autre. Cette année, nous voulons faire de cet examen un modèle exempt de toutes anomalies, contrairement aux années précédentes », a-t-il promis.
Ibrahima Sory Camara pour AvenirGuinée.org
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