Toute injustice, où qu’elle se produise, constitue un danger pour la justice partout ailleurs. En Guinée, que vous soyez leader politique, activiste de la société civile, journaliste, intellectuel ou simple citoyen, personne n’est épargné. Nous sommes tous menacés, dans nos libertés et dans la jouissance de nos droits fondamentaux.
Chaque jour, la Guinée glisse davantage vers une dérive autoritaire calquée tristement sur le modèle rwandais de Paul Kagamé, où la démocratie n’est qu’une façade. Hier, c’était Foniké Menguè et Billo Bah. Aujourd’hui, c’est Marouane et Aliou. Et demain ? Qui sera la prochaine victime de cette Dérive répressive qui ne semble pas vouloir s’arrêter ?
Le verdict est tombé : toute opposition ou critique doit être étouffée. Désormais, pour vivre en paix en Guinée, il faut se plier aux louanges du « roi soleil ». Sinon, c’est le cachot, la persécution ou pire.
Pourtant, le 5 septembre 2021, un vent d’espoir avait soufflé sur notre pays. Nous avions cru à un renouveau, à une Guinée plus juste et plus libre. Mais cet espoir s’est rapidement transformé en cauchemar. La désillusion est totale.
Certes, les privilèges ne se cèdent jamais facilement. Mais l’histoire nous enseigne que lorsque les frustrations atteignent leur paroxysme et que les opprimés s’unissent, ils finissent toujours par triompher.
Comme le disait Nicolas Machiavel : « Aussi puissante que soit l’armée dont on dispose, on a toujours besoin de la faveur des habitants pour entrer dans une province. »
Le pouvoir appartient au peuple, l’heure n’est plus à la résignation. Il est temps de se lever, de s’unir et de faire entendre nos voix. La lutte pour la liberté et la justice n’est pas un choix : c’est une nécessité.
Ibrahima M’bemba Bah
Directeur chargé de la communication du BLOC LIBÉRAL



